Peinte en 1913, La vieille église de Sherbrooke Est par temps de neige, de Suzor-Côté, a finalement trouvé preneur pour 325 000 $ lors d'un encan tenu mercredi, à Vancouver.

La vieille église... de Suzor-Côté adjugée pour 325 000 $

La toile de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, La vieille église de Sherbrooke Est par temps de neige, a finalement été adjugée pour un montant de 325 000 $, mercredi soir à Vancouver, lors de sa mise aux enchères par la Maison Heffel.  En tenant compte de la prime d'achat versée à l'encanteur, le prix payé par l'acheteur s'élève à 383 500 $ canadiens.
La Maison Heffel n'a pas voulu dévoiler l'identité de l'acheteur, mais sa directrice montréalaise, Tania Paggione, a indiqué à La Tribune qu'il s'agit d'un Canadien, sans toutefois préciser son lieu de résidence. « L'identité de tous nos acheteurs demeure toujours confidentielle, a indiqué Mme Paggione qui était présente à l'encan de Vancouver. Il s'agit d'une politique de notre maison et nous tenons à la respecter. Ce que je peux vous dire, c'est que l'oeuvre reste au Canada », a-t-elle précisé.
Peinte en 1913 par l'artiste originaire d'Arthabaska, La vieille église de Sherbrooke Est par temps de neige représente l'église Saint-Jean-Baptiste, située rue du Conseil, telle qu'elle apparaissait à l'époque sur les hauteurs du quartier Est de Sherbrooke. L'oeuvre a été mise aux enchères afin de financer une partie des rénovations auxquelles l'église Saint-Jean-Baptiste doit se soumettre. Avant de la soumettre aux enchères, le conseil de Fabrique a tenté de vendre la toile à des acheteurs sherbrookois, mais en vain.
Évaluée au départ entre 100 000 $ et 150 000 $, l'oeuvre a rapidement suscité une surenchère, a précisé Mme Poggione. « Le rythme de vente a été soutenu, a-t-elle dit au sujet des 61 lots offerts aux plus offrants. En moyenne, les lots ont trouvé preneur en quelques minutes. »
Selon Mme Poggione, le prix adjugé de 325 000 $ fait en sorte que La vieille église... représente « la troisième oeuvre la plus chère de Suzor-Côté » vendue à ce jour. « Nos évaluations de départ sont toujours très conservatrices. Le fait que l'oeuvre ait atteint ce montant démontre que Suzor-Côté a encore une très bonne cote. C'est une réussite à la fois pour la fabrique Saint-Jean-Baptiste et pour la cote de Suzor-Côté. »
Le président du conseil de Fabrique, Daniel Audit, s'est dit « extrêmement heureux », mais peu surpris du prix obtenu. « Je ne suis pas un spécialiste, mais je savais que ça irait chercher beaucoup plus que 100 000 $. » Une fois les frais de prise en charge payés, la Fabrique Saint-Jean-Baptiste touchera une somme d'environ 310 000 $ découlant de la vente aux enchères, a indiqué M. Audit.
M. Audit a précisé que cette somme sera maintenant ajoutée aux 132 000 $ amassés jusqu'à présent dans le cadre de la campagne de financement dont l'objectif a été fixé à 550 000 $. L'ensemble des travaux de réfection est évalué à 2,6 M$ dont les deux tiers seront défrayés par différents programmes de subventions.