La Ville ne recommande pas de permettre la traverse piétonne en diagonale aux intersections gérées par des feux de circulation. Elle est toutefois permise si elle est autorisée par un brigadier.

La traverse diagonale reste interdite aux piétons

La Ville de Sherbrooke n’autorisera pas la traverse piétonne en diagonale aux intersections gérées par des feux de circulation. Après avoir reçu une demande pour analyser cette possibilité, le comité de la sécurité publique recommande le statu quo.

« Nous avons été interpellés sur la question à savoir s’il était possible de faire plus d’intersections au cœur de Sherbrooke afin de permettre aux gens de traverser en diagonale », explique la conseillère Danielle Berthold, présidente du comité de la sécurité publique.

Selon le Code de la sécurité routière, « un piéton est tenu de traverser la chaussée perpendiculaire à son axe. Il ne peut la traverser en diagonale que s’il est y autorisé par un agent de la paix, un brigadier scolaire ou une signalisation ». 

La pratique est toutefois généralement tolérée à travers la province si elle est effectuée de façon sécuritaire. 

« À la suite de discussions au comité de sécurité publique, il a été convenu de maintenir le statu quo dans ce dossier, mais il est recommandé de ne pas autoriser systématiquement la traverse en diagonale aux intersections de Sherbrooke. On recommande d’autoriser le Service des infrastructures urbaines à évaluer la possibilité de mettre en place des traverses pour piétons en diagonale aux endroits où la densité de piétons est forte, les volumes de circulation faibles et les intersections de faible gabarit », résume Mme Berthold.

Dans l’analyse de la Ville, on note que la traversée en diagonale présente plusieurs désavantages pour la fluidité de la circulation. On considère qu’il faut une circulation fluide pour permettre cette pratique et que ces conditions ne sont généralement pas remplies sur les artères de la Ville, à l’exception du centre-ville. On ajoute qu’il faudrait des investissements importants aux intersections et qu’il y aurait une détérioration notable des niveaux de service. 

Vincent Boutin a réagi à ces critères. « S’il y a un élément qui est important, c’est le sentiment de sécurité si on veut que les gens marchent. Ce qui m’embête, c’est que dans notre analyse on revient beaucoup à la place de l’automobile. Lorsque nous avons des intersections avec des grands débits, on ne recommande pas ça. Si on veut créer une expérience "défavorable" aux automobilistes, il faut aussi laisser une place plus grande aux piétons. Il y a un pas de fait dans la bonne direction, mais selon moi, il faudra un jour que nous allions plus loin si nous voulons casser le moule. »

Marc Denault, lui, note que les pouvoirs donnés aux municipalités avec la loi 122 semblent leur être enlevés.