Le directeur général de la CSRS Christian Provencher et le président Gilles Normand ont présenté mardi les prévisions budgétaires pour 2018-2019.

La taxe scolaire de la CSRS baissera

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a adopté un budget équilibré, mardi, qui prévoit une marge de manœuvre d’environ 500 000 $ qui sera versée en partie dans les écoles et qui permettra de mettre en place des mesures pour mieux accompagner les employés. Les contribuables verront comme prévu leur compte de taxes diminuer, le taux passant de 29 cents du 100 $ d’évaluation à quelque 18 cents.

« Le premier 25 000 $ est non imposable », précise le président de la CSRS, Gilles Normand. Ainsi, un contribuable qui possède une propriété de moins de 25 000 $, comme un terrain, ne recevra pas de compte, « à moins qu’il y ait un solde à payer ».

Pour une propriété évaluée à 200 000 $, le taux de 18 cents s’applique sur 175 000 $, illustre M. Normand. Près de 60 000 comptes seront envoyés. Comme les années auparavant, pour les comptes de 300 $ et plus, les contribuables pourront faire deux versements.

Rappelons que le taux de la taxe scolaire dans la région a été uniformisé à la suite du dépôt d’une loi visant à uniformiser ce taux régionalement. Avec cette législation, la taxe scolaire doit être uniformisée dans chaque région au plus bas taux imposé par l’une des commissions scolaires.

En Estrie, les contribuables des Commissions scolaires des Hauts-Cantons (CSHC) et d’Eastern Townships (CSET), où les taux étaient de 31 cents du 100 $ d’évaluation, sont donc ceux qui verront une plus grande réduction sur leur compte.

La CSRS doit recevoir environ 20 M$ en compensation en lien avec cet ajustement de taxe. Les comptes seront expédiés autour le 20 juillet. Les personnes qui auront des questions pourront consulter le site internet de l’organisation scolaire. Québec prévoyait qu’une seule commission scolaire par région gérerait les comptes de l’ensemble des organisations scolaires, mais cette façon de faire ne s’appliquera qu’à compter de 2019-2020, Québec ayant finalement accordé une année de transition. La CSRS, la CSHC, la CSET et la Commission scolaire des Sommets (CSS) devront décider laquelle d’entre elles prendront en charge les comptes de taxes.

Budget 2018-2019

La CSRS gère un budget de fonctionnement d’environ 250 M$, qui s’établit à quelque 273 M$ si on inclut les différents investissements, dont les immobilisations. « L’année dernière, on avait utilisé la métaphore qu’on avait une lueur au bout du tunnel », rappelle M. Normand en ajoutant que cette année, la lumière s’intensifie. Le président faisait ainsi allusion aux années de compression vécues jusqu’à l’adoption du budget 2017-2018. « On respire mieux, disons. Ça nous donne une marge de manœuvre d’environ 500 000 $. »

Cette somme servira entre autres à former et accompagner les employés, dont les enseignants, pour favoriser leur rétention. Elle permettra aussi de mettre en place des mesures liées au plan d’engagement vers la réussite (PEVR) de la commission scolaire.

L’organisation a choisi cette année de geler les frais de surveillance. Le tarif annuel de stationnement des employés a été revu légèrement à la baisse.

Ce budget est le premier établi avec un comité de répartition des ressources (CRR), une entité créée dans les organisations scolaires par la loi 105.

Interrogé à savoir quels seront les impacts de la directive ministérielle sur la gratuité, le directeur général, Christian Provencher, précise que celle-ci est sous analyse. « On l’analyse pour se gouverner de la meilleure façon possible », note-t-il en disant souhaiter avoir un portrait clair à la rentrée scolaire. Plusieurs écoles de la province ont annulé des sorties culturelles en prévision de l’année prochaine dans la foulée de cette directive ministérielle encadrant la « gratuité scolaire ».