Au centre, la présidente du Cercle des fermières de Magog, Francine Langlois, se montre reconnaissante envers Gestion Sandalwood et la Ville de Magog, représentées ici par Sabrina Bernard et la mairesse Vicki-May Hamm.
Au centre, la présidente du Cercle des fermières de Magog, Francine Langlois, se montre reconnaissante envers Gestion Sandalwood et la Ville de Magog, représentées ici par Sabrina Bernard et la mairesse Vicki-May Hamm.

La survie du Cercle des fermières de Magog assurée

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
Le Cercle des fermières de Magog a finalement réussi à se dénicher un nouveau local. Les 108 femmes qui appartiennent à ce groupe peuvent désormais se réunir dans un espace situé à l’intérieur des Galeries Orford.

Propriété de Gestion Sandalwood, les Galeries Orford ont accepté de louer un local au Cercle des fermières de Magog de manière exceptionnelle. Le centre commercial réserve habituellement ses espaces de location aux entreprises de services, mais ses dirigeants ont choisi d’être plus permissifs cette fois-ci.

« Ce n’est pas notre vocation habituelle. Mais on aime ça aider notre communauté alors on a dit oui à la demande de cet organisme », confie Sabrina Bernard, coordonnatrice du marketing chez Gestion Sandalwood.

La Ville de Magog est aussi intervenue dans ce dossier puisqu’elle a accordé un montant de 8000 $ au Cercle des fermières de Magog afin de lui permettre de louer un local répondant à ses besoins. Entre autres, le groupe possède plusieurs métiers à tisser et machines à coudre, qui ne peuvent être constamment déplacés d’un endroit à un autre.

« Ça aurait été plaisant de les héberger dans nos locaux municipaux. Mais présentement, on n’en a aucun disponible pour les accueillir. On a donc décidé de les aider monétairement. C’est d’autant plus normal qu’elles ne nous ont jamais rien demandé », fait valoir la mairesse Vicki-May Hamm.

Aux yeux des élus municipaux de Magog, le Cercle des fermières n’est pas un simple club social, mais plutôt une organisation qui œuvre dans le domaine de la culture et du patrimoine. Et, à ce titre, il mérite un soutien direct de la Ville. « Ces femmes transmettent et gardent un savoir ancien. Ce groupe joue un rôle semblable à celui de la Maison Merry ou de la Société d’histoire de Magog », affirme Mme Hamm.

Une longue pause

Présidente du Cercle des fermières de Magog, Francine Langlois souligne que son groupe a dû consacrer beaucoup d’efforts à la recherche d’un nouveau local durant les derniers mois.

« C’est l’aboutissement de nombreux efforts. Nos 108 membres sont heureuses de reprendre leurs travaux manuels, car elles les affectionnent tellement. Ce développement permettra la survie de notre cercle. Vous ne savez pas à quel point c’est important pour certaines femmes, qui sont par exemple des aidantes naturelles ou qui n’ont pas de grands moyens financiers », déclare Mme Langlois.

Dans la foulée, cette dernière mentionne que les membres du Cercle de fermières de Magog ont aussi accepté de contribuer financièrement au projet de relocalisation.

Rappelons que le Cercle des fermières de Magog occupait, jusqu’à la fin de l’été, un espace dans l’ancienne école de la Relance. La Commission scolaire des Sommets a cependant décidé d’installer temporairement les élèves de l’école Saint-Pie-X dans ce bâtiment, lors des premières semaines après la rentrée scolaire, et tout indique qu’un nouveau projet éducatif prendra forme, à cet endroit, pendant les années à venir.