André Marsan et Jean-Pierre Guay, vice-président et président du syndicat des chauffeurs de la STS, se sont présentés au C.A. de la STS mercredi pour soulever des inquiétudes concernant la sortie définitive des autobus de la station du Dépôt.

La STS quitte la rue du Dépôt: congestion en vue, disent les chauffeurs

Les chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke (STS) s’inquiètent de l’espace disponible pour leurs autobus aux futurs arrêts prévus sur la rue King Ouest, entre les rues Wellington et du Dépôt. Déplorant ne pas avoir été consultés pour maximiser les aménagements, ils étaient représentés mercredi au conseil d’administration de la STS.

La STS a par ailleurs déjà annoncé devoir déplacer la date de la séance d’information concernant les nouveaux aménagements de transport en commun au centre-ville. La séance prévue le 19 mars au Musée de la nature et des sciences est reportée au 21 mars à 19 h, à l’hôtel de ville.

À lire aussi: La STS quitte la station du Dépôt

Si les chauffeurs sont heureux d’apprendre que les autobus quitteront définitivement la station du Dépôt le 19 août, ils s’interrogent sur les promesses qui ont été faites aux commerçants.

« Nous avons beaucoup de questions de notre clientèle et de nos chauffeurs. On dit qu’il n’y aura jamais plus de deux autobus en même temps aux arrêts, mais le matin, à la station du Dépôt, il y a entre 15 et 20 véhicules qui arrivent en même temps. Comment il ne pourrait désormais y en avoir que deux à la fois? Où s’arrêteront les doubleurs? », demande Jean-Pierre Guay, président du syndicat des chauffeurs de la STS.

M. Guay partage une préoccupation déjà soulevée par l’Association de gens d’affaires du centre-ville, à savoir la nécessité d’aménager un bloc sanitaire public au centre-ville. « En ce moment, il n’y qu’à l’Université de Sherbrooke, au Cégep et à la station du Dépôt qu’on peut aller aux toilettes. Ce n’est plus possible au CHUS. Mais ce ne sont pas tous les autobus qui s’arrêtent au Cégep… Il manque beaucoup d’information et ça vient nous chercher. »

Conflit d’espace avec les camions de livraison

Son collègue André Marsan, vice-président du syndicat des chauffeurs, voudrait éviter la même « erreur » que lors du réaménagement de la station de l’Université où, dit-il, la longueur des autobus a été calculée sans penser aux supports à vélos utilisés l’été. « Vous avez dit qu’il n’y aura qu’une ou deux places de stationnement qui seront éliminées sur la rue King, mais la longueur de deux autobus, ça représente environ cinq ou six places. »

M. Marsan souligne du même coup que les véhicules de livraison pour les commerces de la rue King s’immobilisent à l’endroit désigné pour accueillir les autobus. Il craint les conflits. Idem avec les taxis. « Qu’est-ce qui arrivera de magique dans la nuit du 18 au 19 août pour que les camions de livraison ne se stationnent pas là? »

Autre préoccupation : il sera impossible pour les chauffeurs de savoir quel trajet les clients se trouvant aux arrêts souhaitent emprunter. Il faudra donc que les autobus s’immobilisent sans faute à l’arrêt, quitte à ne faire monter aucun passager. « Ça nuira à la fluidité. »

André Marsan aurait préféré des séances de consultation plutôt que des séances d’information.

Le président de la STS, le conseiller Marc Denault, a mentionné que le C.A. avait insisté pour présenter le projet de sortie de la station du Dépôt aux employés avant de le présenter en public. « Votre employeur vous rencontrera la semaine prochaine. Nous sommes tous de bonne foi. Nous travaillons sur un projet collectif. »

M. Denault affirme qu’à part les employés de la STS, « 98 % des gens sont contents de la démarche ».

La conseillère Chantal L’Espérance invite les citoyens à se déplacer le 21 mars. « J’ai envie de vous entendre. »

Évelyne Beaudin, elle, compte aborder le sujet du bloc sanitaire à la prochaine réunion du comité de développement social et communautaire.

La coordonnatrice du RUTASM, France Croteau, a refusé de prendre la parole mercredi pour protester contre le manque de consultation de la STS.