Saint-Élie Motorsports s’est vu dans l’obligation de cesser ses activités de course de drag vendredi dernier. Le propriétaire Simon Homans dénonce le fait que cette décision lui a été imposée sans préavis au moment d’ouvrir ses portes à 17 h.
Saint-Élie Motorsports s’est vu dans l’obligation de cesser ses activités de course de drag vendredi dernier. Le propriétaire Simon Homans dénonce le fait que cette décision lui a été imposée sans préavis au moment d’ouvrir ses portes à 17 h.

La Santé publique ferme Saint-Élie Motorsports

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Sherbrooke — Le propriétaire de Saint-Élie Motorsports Simon Homans s’est vu dans l’obligation de fermer ses pistes de drag vendredi soir par une ordonnance de la Santé publique.

Joint au téléphone, M. Homans affirme ne pas comprendre ce qui a pu se produire pour qu’une telle décision soit prise de façon aussi abrupte. Il perçoit ce geste comme un « gros manque de respect envers les citoyens et l’entreprise ».

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« On est ouvert depuis cinq semaines. Plusieurs policiers sont venus faire un tour depuis le début et nous disaient que tout était beau », raconte le propriétaire perplexe.

Cependant, vendredi vers 17 h, un agent de police s’est présenté avec une ordonnance de la Santé publique obligeant l’entreprise de cesser ses activités dans l’immédiat et cela pour une durée de trois jours.

« Cette semaine, ce même policier est venu sur place avec un collègue. Non seulement je n’ai pas eu d’avertissements, mais j’ai eu des félicitations. Il n’y a rien qui est justifiable dans l’action posée », dénonce M. Homans.

Il explique que quelques mesures supplémentaires avaient été recommandées par les policiers et qu’en deux jours seulement, tout avait été mis en place.

« On a des stations de Purell, des plexiglas pour les employés, des points de repère à deux mètres dans les files d’attente, des panneaux de sensibilisation. On a un annonceur maison qui rappelle les consignes pendant la soirée et on a ajouté une estrade. On fait tout ce qu’on peut », révèle le propriétaire.

Simon Homans est toujours dans l’attente concernant les raisons qui ont mené à cette décision. Il ne sait toujours pas s’il pourra poursuivre ses activités vendredi soir prochain.

« On est à l’extérieur, c’est très familial. Ça finit à 21 h 30. Personne n’est saoul comme dans les restaurants et les bars. Je n’enlève rien à ces places, mais c’est quand même plus facile à contrôler », justifie-t-il. 

« J’aurais aimé qu’on m’explique un peu les raisons. Je suis dans le néant. Je ne sais pas ce qui va se passer pour les semaines à venir. »

Décret ministériel

Par voie de communiqué, le Service des communications du CIUSSS de l’Estrie-CHUS mentionne que le directeur de santé publique a donné un ordre écrit vendredi dernier afin d’éviter toutes formes de contagion relative à la COVID-19. 

« Il existe une menace à la santé de la population qui justifie l’arrêt de toute activité de type drag automobile, fête foraine ou festival », explique-t-on.

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a d’ailleurs rappelé cette menace vendredi dernier et a émis un décret ministériel à cet effet. 

« Afin de limiter la propagation du virus sur notre territoire et pour protéger les Estriens, le Dr Poirier a informé les promoteurs de ces événements de ce décret ministériel et a ainsi exigé l’arrêt des activités. »

Le décret était valide du 10 au 12 juillet inclusivement. Aucune information n’est précisée concernant les prochaines semaines.