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Les activités de salle d’urgence mineure de Windsor pourraient être délestées afin que le personnel aille travailler dans d’autres secteurs où le manque de personnel est criant.
Les activités de salle d’urgence mineure de Windsor pourraient être délestées afin que le personnel aille travailler dans d’autres secteurs où le manque de personnel est criant.

La salle d’urgence de Windsor risque de fermer

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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La salle d’urgence, le département de radiologie et le centre de prélèvement situés au CLSC-urgence mineure-CHSLD de Windsor pourraient être fermés temporairement dans le cadre des activités délestées par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Le personnel serait alors rapatrié dans d’autres installations où le besoin de ressources humaines est criant.

La nouvelle n’est pas confirmée, mais elle était envisagée sérieusement vendredi. « C’est un scénario à l’étude à cause des 100 lits que nous devons ouvrir pour les patients atteints de la COVID-19 », explique la porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS Annie-Andrée Émond.

« Peu importe les scénarios qui seront choisis, on veut avoir le moins d’impacts possible pour la clientèle. On regarde par exemple quelles sont les options pour les personnes qui fréquentent l’urgence de Windsor », ajoute-t-elle.

Le personnel de la salle d’urgence a été durement affecté par cette nouvelle. « Les responsables ici semblent avoir peu d’espoir que la salle d’urgence reste ouverte. Disons que plusieurs membres de notre équipe n’ont pas très bien dormi la nuit dernière », soutient une employée qui a voulu conserver l’anonymat.


« Nous avons notre utilité dans le réseau de la santé! Par exemple, depuis une semaine, Info-Santé nous envoie des patients. Il y a encore des gens qui attendent 14 heures dans les salles d’urgence de Sherbrooke! Nous, nous sommes capables de recevoir des patients plus rapidement. »
Une employée de l’urgence de Windsor

C’est depuis l’an 2000 que la ville de Windsor se bat pour converser sa salle d’urgence, qui a déjà reçu jusqu’à 14 000 personnes par année.

« Nous avons notre utilité dans le réseau de la santé! Par exemple, depuis une semaine, Info-Santé nous envoie des patients. Il y a encore des gens qui attendent 14 heures dans les salles d’urgence de Sherbrooke! Nous, nous sommes capables de recevoir des patients plus rapidement », soutient cette employée.

« Nous n’avons pas encore eu le temps d’optimiser cette pratique, qui est entrée en vigueur lundi, que déjà on nous annonce qu’on risque de nous fermer », déplore-t-elle.

Elle s’inquiète aussi pour les résidents de Windsor et du Val-Saint-François, qui sont des populations vieillissantes et pour qui il est difficile de se déplacer jusqu’à Sherbrooke.

« On avait demandé dès le mois de mars d’être une zone tiède, c’est-à-dire de pouvoir recevoir des patients qui ont des symptômes de la COVID, comme de la fièvre ou de la toux. Nous, on demande à en faire plus encore. Nous avons un bon environnement de travail, avec la radiologie et le centre de prélèvement. Il faut les mettre à profit », insiste-t-elle.

La mairesse de Windsor Sylvie Bureau n’avait pas encore eu vent de la nouvelle vendredi après-midi. Elle entend cependant suivre la situation de près. « On se bat pour la survie de l’urgence de Windsor depuis 2000. On va encore la défendre si c’est nécessaire », indique-t-elle prudemment.