La saison des marchés d’été des Cantons-de-l’Est est officiellement lancée. Des centaines de producteurs accueilleront des consommateurs dans les 28 marchés de la région.

La saison des marchés publics est lancée

La nouvelle saison des 28 marchés publics des Cantons-de-l’Est est lancée. L’ouverture s’est faite au marché public de Westbury, où 14 producteurs se rassemblent tous les jeudis soirs.

Les marchés publics restent un attrait immanquable pour les consommateurs de produits locaux qui souhaitent s’approvisionner des aliments les plus frais. Avec 28 marchés dans la région, les Cantons-de-l’Est sont l’une des régions les plus dynamiques, offrant une diversité de produits aux consommateurs.

« Les marchés publics sont l’endroit où les consommateurs discutent avec les producteurs. Comme on mange trois fois par jour, il faut s’approvisionner en nourriture quelque part et les produits locaux ont la cote à cause de leur fraicheur, explique Isabelle Brodeur, présidente de l’Association des marchés publics du Québec. C’est un pôle qui est très important pour l’économie locale. »

Mme Brodeur compare d’ailleurs les marchés publics à ce qu’était autrefois le parvis de l’église. « C’est l’occasion de développer une relation avec les producteurs, on est qu’à un bras d’eux. On s’approprie leur histoire et on sait d’où viennent les aliments que l’on consomme. Les marchés sont bien plus que des lieux d’achat, c’est l’endroit idéal pour transmettre sa passion des aliments frais à nos enfants. On observe au développement d’une véritable relation d’amour entre les producteurs et les citoyens. »

L’union fait la force

Les 28 marchés publics de la région ont uni leur force dans le but d’augmenter leurs clientèles respectives et d’augmenter leur pouvoir. Diana Guerra, agente de développement au Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie, explique les bienfaits de cette union.

« L’initiative est venue du milieu pour partager de meilleures pratiques. Comme bien des marchés publics sont des entreprises collectives, ils font face à des défis d’ordre social et économique semblables. On tente donc d’outiller ces entrepreneurs collectifs pour pouvoir mieux réussir. »

« On les dirige vers des programmes d’aide financière auxquels ils se qualifient et on peut assurer une ligne de communication directe avec l’UPA et le MAPAC, poursuit Mme Guerra. Bref, on leur donne les informations nécessaires à la croissance de chacun de leurs producteurs. »

La multiplication des marchés publics dans la région au cours des dernières années implique une amélioration de la structure de l’offre. Des outils ont été mis en place pour favoriser la rencontre entre les consommateurs et les producteurs des marchés.

« Une carte postale sous le thème On se voit au marché! a été lancée et un outil pour élaborer un itinéraire des marchés est disponible en ligne, confie Étienne Fremond, conseillé au Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie. On espère que ces outils vont amener des gens qui n’ont jamais été dans un marché public. »