La rivière Saint-François est sous haute surveillance avec la pluie qui s’abat sur la région tandis que le sol est encore trop gelé pour absorber toute cette eau.

La Saint-François en hausse

Même si le niveau de la rivière Saint-François a légèrement diminué dans la journée de dimanche, la pluie qui s’est abattue sur la région en fin de journée laisse présager que le niveau de l’eau pourrait atteindre 17 pieds lundi matin et même 19,5 pieds en soirée lundi. L’eau était à 15 pieds sur la sonde du pont Aylmer dimanche en soirée et la Ville de Sherbrooke était toujours en mode préalerte.

Rappelons que la hausse du mercure et la fonte du couvert de neige ont fait monter le niveau d’eau de la rivière Saint-François de façon importante samedi.

À lire aussi: La rivière Chaudière en Beauce déborde

Une autre tempête printanière pour le Québec

Crue printanière: les autorités en mode «veille» en Outaouais

Neige: des écoles fermées au Lac-Saint-Jean

Si le niveau continue de monter, la Ville pourrait enclencher le mode alerte et déployer des équipes. L’eau doit atteindre 18 pieds pour que le mode alerte soit déclenché. Les évacuations doivent commencer lorsque la rivière atteint une hauteur de 21 pieds. Les risques d’embâcles dans la rivière sont presque nuls.

La Ville mentionne que la rivière est, selon les estimations, capable d’absorber la fonte des neiges. C’est plutôt lorsqu’on ajoute des précipitations que le niveau d’eau augmente rapidement.

Or la région est sous le coup d’un avertissement de pluie depuis 16 h dimanche.

De la pluie parfois forte est prévue sur tous les secteurs de l’Estrie selon Environnement Canada, alors que le sol gelé a une capacité réduite pour absorber cette quantité de pluie.

De 25 à 40 millimètres de pluie étaient attendus. Les quantités de pluie pourraient dépasser 40 millimètres par endroits.

Les fortes pluies peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes. Des inondations sont possibles dans les basses terres.

Les perspectives à long terme laissent également présager un week-end de Pâques difficile.

« À plus long terme, le patron météorologique laisse entrevoir à partir de mardi un ralentissement du débit de la rivière qui se poursuivra jusqu’à vendredi, peut-on lire dans un communiqué acheminé par l’Organisation municipale de la sécurité civile. Cette accalmie fera place à un autre épisode propice aux risques d’inondation pour le week-end de Pâques, en raison d’une hausse considérable du mercure et de précipitations de pluies importantes annoncées. »

Tempête printanière

Plusieurs cours d’eau sont aussi sous surveillance au Québec en raison des risques d’inondation et la Sécurité civile demeure aux aguets.

En Beauce, un embâcle sur la rivière Chaudière près d’un pont à Saint-Georges et l’augmentation du niveau de la nappe phréatique avaient déjà provoqué des inondations de sous-sols dans la nuit de samedi à dimanche.

La situation pourrait se détériorer dans cette région également touchée par l’avertissement de pluie.

Cet avertissement de fortes quantités de pluie touche toutes les villes le long du fleuve Saint-Laurent, notamment entre Montréal et Québec, tandis que plus au nord et à l’est, c’est de la neige qui est attendue, dont 15 centimètres à Baie-Comeau sur la Côte-Nord.

Quelques inondations mineures ont aussi été observées à Saint-Eustache, dans les Laurentides, près du lac des Deux Montagnes ainsi qu’à Rigaud, en Montérégie.

Des experts gouvernementaux travaillent depuis plusieurs semaines déjà sur les façons d’anticiper comment va se passer la crue printanière.

Les risques d’embâcles ont cependant diminué avec la fonte d’une grande partie du couvert de glace sur les rivières, particulièrement dans le sud-ouest du Québec.

Avec la Presse canadienne