Caroline Gravel

La rue de l’Église sera urbanisée

SHERBROOKE — La portion nord de la rue de l’Église, dans le district de Deauville, sera reconstruite et urbanisée. Autrefois de type rural, la rue ne respecte pas les dimensions minimales en termes de largeur et d’emprise. Elle est aussi en mauvais état.

« C’est une rue très étroite qui ne respectait pas les critères de construction d’une rue urbanisée. Ce qui a été compliqué, c’est qu’il fallait l’adhésion de l’ensemble des citoyens avant de procéder. Pour faire une rue déneigeable et sécuritaire pour le passage des véhicules d’urgence, il fallait acheter des terrains de part et d’autre de la rue pour faire la canalisation des eaux de pluie, les bordures et le pavage. Il fallait que les citoyens soient prêts à céder ou à vendre une partie de leur terrain. Ce sont ces négociations qui ont été difficiles », résume Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

La reconstruction de la rue permettra de lui donner une largeur de 7 m. La largeur de l’emprise sera portée à 10 m.

La différence entre le coût de reconstruction d’une rue de type rural et de type urbain doit être répartie à 50 % aux riverains et 50 % à la Ville. La somme totale nécessaire atteint 822 000 $, dont 133 000 $ seront assumés par les citoyens.

« Nous avons encore plusieurs rues comme ça à Sherbrooke. Nous tendons à vouloir les régulariser, mais il en reste plusieurs, surtout dans le secteur de Deauville, à Rock Forest sur le bord de la rivière et à Brompton. Si on décidait aujourd’hui de régulariser de façon unilatérale toutes ces rues, il faudrait un décret par la Ville, donc une expropriation systématique. C’est beaucoup plus drastique. D’habitude on essaie d’aller chercher l’adhésion des citoyens », mentionne Mme Gravel.

Il n’existe toutefois pas d’inventaire des rues publiques qui ne sont pas conformes à Sherbrooke. Quant aux rues privées, on en dénombre une trentaine sur le territoire.