S'il est réélu le 5 novembre, le maire sortant Bernard Sévigny promet de mettre sur pied un Bureau de consultations publiques de manière à gérer efficacement les relations avec les citoyens.

La relation entre la Ville et les citoyens changera, assure Sévigny

La Ville de Sherbrooke comptera un Bureau de consultations publiques si le Renouveau sherbrookois prend le pouvoir le 5 novembre. Il s'agit du premier engagement de la formation politique dirigée par le maire sortant Bernard Sévigny.
« Au cours de la première moitié du mandat, nous mettrons sur pied un Bureau de consultations publiques de manière à gérer efficacement les relations avec les citoyens », lance M. Sévigny.
Selon lui, la Ville de Sherbrooke consulte déjà beaucoup ses citoyens, mais les activités de consultation ne sont pas toujours organisées de la même manière par les mêmes services. « L'objectif est de se doter d'une structure souple et efficace de façon à coordonner et organiser les consultations. Le rôle du bureau sera intégré dans la nouvelle politique de consultation publique. »
En réaménageant le travail des ressources existantes et en consacrant une nouvelle ressource à la coordination du bureau, M. Sévigny pense que l'arrimage sera beaucoup plus cohérent pour que les citoyens soient mieux informés et que leur opinion soit considérée avant même le dépôt des projets au conseil municipal. « La communication sera plus fluide, plus efficace, mieux documentée et les citoyens se reconnaîtront davantage dans le projet qui sera sur la table. »
Le candidat à la mairie parle d'un processus qui sera différent. « Dans le processus de préparation des consultations, est-ce que les documents arrivent toujours au bon moment? On s'assurera qu'il y a des délais minimaux. On se donnera une pratique des processus, ce qui permettra un meilleur arrimage dans la relation que nous avons avec les citoyens. Dans un premier temps, il faut se structurer. Des décisions se prennent de bonne foi par des gestionnaires et on ne tient pas toujours compte de cette interface citoyenne. Ça deviendra une obligation. Peu importe le service, le fonctionnaire, à partir du moment où il a un projet à soumettre, il y aura un processus de consultation en amont. On veut le structurer de manière à ce que ce soit clair pour l'ensemble de la structure municipale. Je suis convaincu qu'une meilleure relation en amont permet de désamorcer des situations qui sont extrêmement tendues parce qu'il manque d'information. Ça changera la nature de la relation que la Ville a avec ses citoyens.
« Nous nous inspirerons du modèle de l'ombudsman. Dans certaines circonstances, nous aurons un banc de commissaires bénévoles, et il y a déjà des gens intéressés, pour faire un rapport des consultations et déposer des recommandations au conseil municipal. »
Les commissaires n'auront toutefois pas un pouvoir décisionnel et les élus auront tout le loisir de rejeter leurs recommandations.
La candidate Mélanie Lemay a décrit le nouveau bureau comme « une ressource pour entendre les préoccupations des citoyens ». Elle évoque aussi une diversification des façons de consulter, entre autres en ligne, pour s'intéresser aux projets citoyens émergents. « Nous trouverons aussi une façon de rejoindre les étudiants et les personnes à mobilité réduite. »
Aussi candidat, Sébastien Aubé parle pour sa part d'un « moyen moderne, presque magique, de faire le pont entre le passé et l'avenir ». Il mentionne entre autres le projet du Carré Belvédère, où neuf « consultations » ont été tenues. « Il aurait été possible d'être plus efficace avec la structure que nous proposons. »