Le Salésien pourrait aussi tenir une semaine de relâche en novembre, à l’instar du Collège Mont Notre-Dame et du Séminaire de Sherbrooke.

La relâche en novembre renouvelée dans deux écoles secondaires

La relâche en novembre reviendra au Séminaire de Sherbrooke l’an prochain, tandis que le Collège du Mont Notre-Dame tiendra de nouveau sa « semaine de lecture » à la même période. Les deux établissements s’arrimeront pour tenir cette semaine de congé en même temps. De son côté, le Salésien songe aussi à aller de l’avant avec une telle mesure.

« On pense à emboîter le pas. Il nous reste des démarches officielles à faire », commente Philippe St-Laurent, directeur général par intérim du Salésien. Le sujet avait été discuté avec le comité de parents l’an passé.

Au Collège du Mont Notre-Dame (CMND), où on compte 455 élèves, une première semaine de lecture a été tenue cet automne sous forme de projet pilote. Les parents ont répondu positivement à cette nouvelle façon de faire, explique le directeur général Éric Faucher, de sorte qu’elle sera reconduite.

Tant au CMND qu’au Séminaire de Sherbrooke, des parents ont suggéré que ces deux établissements arriment leur calendrier. Ceux-ci tiendront la semaine du 12 au 16 novembre 2018.

Aux yeux d’Isabelle Chaîné, directrice des services pédagogiques au Séminaire de Sherbrooke, les effets d’une semaine de relâche ont été bénéfiques à l’automne dernier.

« Les élèves ont pu se reposer en novembre, alors que les batteries étaient à plat », lance-t-elle en ajoutant qu’on avait ensuite remarqué une baisse des consultations auprès de l’intervenante psychosociale.

« Dans notre réalité scolaire, les élèves ont complété leur première étape. Ils reviennent (NDLR : de la semaine de relâche de novembre) et ils commencent leur deuxième étape. »

Outre le repos des élèves ciblé comme l’un des principaux avantages par les parents dans un sondage, ceux-ci ont aussi fait ressortir qu’une semaine en novembre offre des opportunités « de voyage familial à rabais ».

Comme principaux désavantages, ils citent l’impossibilité de prendre des vacances à ce temps de l’année ou encore le calendrier scolaire différent des écoles primaires de la région.

Au Salésien, M. St-Laurent souligne que l’équipe envisage cette option principalement pour la qualité de vie des jeunes. Cette tendance, présente dans les régions de Montréal et Québec, semble s’installer tranquillement en Estrie. Ces jours de congé, qui sont simplement réorganisés, sont inclus dans les 180 jours du calendrier scolaire. Les élèves ont aussi une relâche en mars.

Par ailleurs, le Séminaire de Sherbrooke a aussi avisé les parents que la direction reconduira la journée de cours en ligne. La prochaine journée du genre aura lieu le 4 juin prochain. Trois autres journées sont déjà prévues au calendrier 2018-2019.

L’école privée a organisé une telle initiative pour la toute première fois en novembre 2016. Les élèves étaient alors invités à demeurer à la maison et à recevoir leur formation à distance ou à mener leurs travaux en ligne.

Dans un coup de sonde, environ 350 répondants ont jugé, parmi les principaux avantages, qu’une telle initiative suscite l’autonomie des élèves et qu’elle a un impact direct sur la motivation. Des parents ont toutefois fait valoir, dans les désavantages, le manque d’encadrement des élèves, principalement au premier cycle, puisque aucun adulte n’était à la maison.

D’autres ont fait ressortir que leur enfant devait revenir à l’école en fin de journée pour un entraînement sportif ou pour un concert.

Isabelle Chaîné rappelle à ce sujet que les parents qui préfèrent envoyer leur enfant à l’école peuvent le faire sans problème : tout est prévu, lors de ces journées, afin d’accueillir les élèves. Le Séminaire accueille environ 820 jeunes au secondaire.