Joshua Glover

La prohibition, version 2019

Est-ce qu’un bar clandestin est nécessairement illégal ? Si l’on se fie au Rabbit Hole, un nouveau bar situé rue Wellington Sud, la réponse est non.

Pour y accéder, il faut texter à un numéro indiqué sur un panneau, affiché sur une grille de métal, qui est utilisée en guise de porte d’entrée. Un employé vient alors ouvrir et invite à entrer. Au bout d’un long couloir sombre fait de béton et de briques se trouve un bar des plus classes. De retour en 1930, en pleine prohibition.

Joshua Glover, copropriétaire et directeur du Rabbit Hole, voulait servir des cocktails de qualité supérieure dans une ambiance originale. « Le concept, c’est de servir des cocktails, les classiques et les signatures d’André Duncan. Ça vient de moi et d’Alex Bastide [NDLR Le fondateur des restaurants L’Gros Luxe]. C’est basé un peu sur l’univers d’Alice au pays des merveilles. Ça fait un bout qu’il y a des bars clandestins à Montréal, New York et Chicago. À toutes les fois qu’on voyage, on essaie des bars à cocktails. On voulait exploiter ça un peu à Sherbrooke », explique-t-il.

« On est légal, poursuit-il. L’aspect caché, c’est un autre monde. On essaie d’être raisonnables sur les prix, car on est à Sherbrooke. Ce n’est pas des prix comparables à Montréal, Paris ou Los Angeles. On a des prix de Sherbrooke. Ce sont quand même des ingrédients élaborés, donc les prix sont un peu plus haut qu’un rhum and coke ou qu’un gin-tonic. »

La clientèle de ce type d’établissement est très variée. « En début de soirée, entre 21 h et 23 h, la clientèle est un peu plus âgée. Après 23 h, c’est un peu de tout. Il y a de jeunes professionnels, des étudiants. Entre minuit et 3 h, ça bouge un peu lorsqu’on a des DJ », indique-t-il.

Joshua Glover est également copropriétaire du Gros Luxe, restaurant qui est situé juste au-dessus du Rabbit Hole.

Pour y accéder, il faut texter à un numéro indiqué sur un panneau, affiché sur une grille de métal, qui est utilisée en guise de porte d’entrée. Un employé vient alors ouvrir et invite à entrer. Au bout d’un long couloir sombre fait de béton et de briques se trouve un bar des plus classes. De retour en 1930, en pleine prohibition.

Mais est-ce difficile de tenir un tel type de commerce sur la Wellington Sud, un coin de la ville n’ayant pas la meilleure réputation ? « Le bar et le restaurant n’ont jamais eu de problème. Même si c’est un bar, c’est raffiné. Je n’ai pas besoin de doorman. On est bien. La personne à la porte est là pour diriger la clientèle qui va entrer. C’est à elle de voir si c’est ce qu’on recherche comme clientèle et l’ambiance des personnes. C’est une petite place, donc on ne peut pas laisser passer tout le monde », décrit le directeur du commerce qui a ouvert en octobre, mais qui sera inauguré en février. 

Somme toute, Joshua Glover fait partie de ceux qui aimeraient voir la partie sud de la rue Wellington se revitaliser. « C’est un gros projet. Nous avons acheté le bâtiment. La Wellington Nord est un peu plus développée et il y a un peu plus de budget dans cette partie-là. Nous, on veut qu’il y ait du développement. Quand on est arrivé à Sherbrooke, on pensait qu’il y allait avoir du développement avec Well inc. Aujourd’hui, on espère que d’autres entreprises viennent dans le coin et l’on va tous s’aider. On est là pour le long terme », assure M. Glover, ajoutant que le bar est ouvert du jeudi au samedi.