Bruno Goyette

La prison pour un règlement de compte à coups de barre de fer

SHERBROOKE — Bruno Goyette qui a participé à un règlement de comptes d’un individu de Saint-Georges-de-Windsor a été condamné à 18 mois de prison.

L’homme de Cookshire-Eaton a été condamné, lundi, à cette peine de prison ferme par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Goyette avait été reconnu coupable de voies de fait causant des lésions ainsi que de méfait après son procès qui s’est déroulé en février 2018.

Goyette et deux autres individus se sont présentés au domicile de la victime le 7 juin 2016.

Les deux complices, qui n’ont pas été identifiés, se sont présentés derrière la maison pour y trouver le plaignant.

Ce dernier s’est sauvé en passant pas la porte arrière de sa maison pour atteindre l’avant.

Les deux individus ont couru après lui en fracassant une porte vitrée au passage.

Goyette, qui attendait à l’extérieur dans un véhicule, a alors couru pour rattraper la victime. Il a porté le premier coup. Les complices l’ont rejoint puis ils ont continué à le tabasser à coups de barre de fer.

« Le crime était grave, planifié et commis en gang. Le contexte de l’agression semble obscur. Je reconnais que vous avez commis une attaque vicieuse en plein jour à la résidence de la victime avec un bâton », a expliqué la juge Desgens en imposant la peine.

Le motif de l’agression est relié à une dette qui n’aurait pas été payée.

« Les blessures ont laissé des marques et causé des souffrances », a signalé la juge Desgens.

L’accusé de 31 ans ne reconnait toujours pas les gestes posés.

La victime le connaissait et l’a identifié lors du procès.

La juge a retenu notamment comme facteurs aggravants le fait que le crime s’apparente à un braquage à domicile même s’il n’y a pas eu d’introduction par effraction retenue contre Goyette. Elle a également considéré ses antécédents judiciaires.

« Il s’agit ici de violence gratuite. Cette peine m’apparaît juste et appropriée à votre situation », signale la juge Desgens.

Les suggestions des avocats étaient diamétralement opposées. La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté réclamait une peine de 30 mois de prison, alors que l’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette demandait une peine discontinue de 90 jours, 240 heures de travaux communautaires et d’un dédommagement de 3000 $ à la victime.

La juge Claire Desgens n’a pas laissé la chance à Goyette d’espérer à une décision clémente.

Dès son entrée dans la salle d’audience, elle lui a fait prendre place dans le box des détenus.

Me Blanchette a porté le verdict de culpabilité en appel. Il déposera une requête pour que Goyette soit libéré en attendant l’audition devant le plus haut tribunal au Québec.

Goyette avait déjà été condamné en 2008 à une peine de deux ans dans une affaire de stupéfiants.

*** 

Agressions sexuelles sur sa demi-sœur : le procès de René Bolduc fixé

Le procès devant jury de René Bolduc aura lieu du 9 au 20 décembre 2019.

Le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure a confirmé, lundi, les dates de ce procès pour des gestes à caractère sexuel répétés que Bolduc aurait commis sur sa demi-sœur pendant plusieurs années à Sherbrooke.

René Bolduc sera jugé sur les chefs d’attentat à la pudeur entre 1975 et 1983.

L’avocat de la défense Me Christian Raymond a expliqué au tribunal que le procès en sera un d’analyse de versions contradictoires.

Lors de l’enquête préliminaire qui s’est déroulée en novembre dernier, la victime alléguée avait décrit les sévices sexuels qu’elle a subis dans les années 1970 et 1980. L’aîné de la famille, Jean-Guy Bolduc, a aussi été cité à procès en octobre dernier pour les gestes commis sur la victime alléguée.

Caroline Labrecque avait cinq mois lorsqu’elle est arrivée dans la famille de dix enfants.

Elle se souvient par flashs ou de façon « très claire » avec beaucoup de descriptions de gestes sexuels qu’elle aurait subis au cours de ces années.

Caroline Labrecque jure que des agressions seraient survenues dans sa chambre, dans la salle de bains, dans le sous-sol ou à d’autres endroits dans la maison de l’est de Sherbrooke.

C’est Me Marie-Ève Lanthier qui représentait le ministère public dans cette affaire.

René Bolduc