Jean Tremblay

La prière du maire de Saguenay arrive aux portes de la Cour suprême

La Cour suprême va se pencher sur le droit de prier en public du maire de Saguenay.Le tribunal a annoncé jeudi matin qu'il entendra la cause d'Alain Simoneau et du Mouvement laïque québécois qui réclament que cesse la récitation de la prière au début des séances du conseil municipal de la Ville de Saguenay.
M. Simoneau et le Mouvement laïque veulent aussi que soit retirés le crucifix et la statue du Sacré-Coeur qui se trouvent respectivement dans l'hôtel de ville de La Baie et dans celui de Chicoutimi.
Le maire Jean Tremblay avait perdu sa cause devant le Tribunal des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Mais en mai dernier, la Cour d'appel a renversé cette décision.
Selon cette cour, la teneur de la prière ne viole pas l'obligation de neutralité imposée à la Ville. Les juges ont estimé que, de toute façon, si la récitation de la prière constituait une entrave aux valeurs morales de M. Simoneau, cette entrave serait négligeable ou insignifiante dans les circonstances.
La Cour suprême décidera si la Cour d'appel a erré dans l'application du principe constitutionnel de la neutralité religieuse de l'État.