Le Collège du Mont Notre-Dame est devenu « École équitable », mardi. Loïc de Fabritus, de l’Association québécoise du commerce équitable, Rémi Auger, responsable du Café solidaire, et Étienne Doyon, directeur général du Carrefour de solidarité internationale (CSI), entourent deux élèves, Clara Ugland et Alicia Paquette.

La première en Estrie à recevoir la désignation « École équitable »

Le Collège Mont Notre-Dame est devenu la première école de l’Estrie à recevoir la désignation « École équitable » de Fairtrade Canada et la neuvième de la province, mardi.

Ce sont de petits pas qui, au fil des ans, ont mené à l’obtention de cette désignation.

La vente de produits équitables dans les murs de l’institution a commencé en 2008 avec le Café solidaire, raconte l’enseignant Rémi Auger, responsable du Café avec son collègue Jean-Marc Deschênes.

La coopérative étudiante a vu le jour à l’initiative d’élèves qui ont pris part à un voyage humanitaire au Nicaragua. Aujourd’hui, ce sont 90 élèves de la première à la cinquième secondaire qui gravitent autour de la coopérative, qui propose notamment smoothies et chocolat chaud le matin et le midi.

La désignation du Mont Notre-Dame s’ajoute à plusieurs initiatives qui font de Sherbrooke une « ville équitable », une certification que la ville reine des Cantons-de-l’Est a obtenue en 2011, rappelle le directeur du Carrefour de solidarité internationale (CSI), Étienne Doyon. Le CSI est l’organisme délégué par la Ville pour coordonner le mouvement Sherbrooke ville équitable. Il peut accompagner les écoles et les entreprises intéressées à se joindre au mouvement. Plus d’une quarantaine de commerces, en plus d’une quinzaine de cafés et de restaurants, en font partie.

« Quand on regarde l’historique de Sherbrooke, c’est quand même intéressant. Sherbrooke est l’une des premières villes d’importance à être certifiées. Il y a eu les Jeux du Canada équitables (en 2013), il y a eu le campus équitable avec l’Université de Sherbrooke; elle a été la première université francophone canadienne à être certifiée équitable, il y a eu le Milieu de travail équitable; le premier milieu de travail francophone canadien est à Sherbrooke (NDLR : soit le CSI)... Il y a beaucoup de premières, et il y a vraiment un bel engouement qui s’est créé (...) Pour nous, ce qui est important, c’est que cette lancée existe », estime Étienne Doyon.

Présidente du comité environnement à la Ville de Sherbrooke, la conseillère municipale Karine Godbout dit tenter de voir comment la Ville peut elle-même aller plus loin avec l’utilisation de produits équitables. Pour améliorer le bilan, il faut notamment se tourner vers les approvisionnements de la Ville. Elle aimerait que le chocolat chaud distribué au Carnaval de Sherbrooke puisse être équitable, donne-t-elle à titre d’exemple.

La certification au collège a été remise par Fairtrade Canada, le Réseau canadien du commerce équitable et l’Association québécoise du commerce équitable.

Quatre critères étaient nécessaires pour l’obtenir, dont incorporer les notions du commerce équitable en classe. L’annonce a été faite alors que s’ouvre le mois du commerce équitable. Loïc de Fabritus, de l’Association québécoise du commerce équitable, a rappelé aux filles du Mont le pouvoir qu’elles avaient par leur choix de consommation. « Chaque semaine, si quelqu’un demande un produit équitable, peut-être que l’épicier va pouvoir l’avoir... » Le commerce équitable met l’accent sur une plus grande équité dans le commerce international et sur les droits des travailleurs.