Un nouvel édifice est la solution pour régler les problèmes d’espace à l’école secondaire Mitchell-Montcalm, selon le Mouvement musical Mitchell-Montcalm.

La possible nouvelle école de la CSRS très convoitée

Un nouvel édifice est la solution pour régler les problèmes d’espace à l’école secondaire Mitchell-Montcalm, plaide l’enseignant en musique Jean-François Beaulieu, au sujet de la proposition qui a été faite par le Mouvement musical Mitchell-Montcalm (MMMM). Si Québec donne le feu vert à la construction d’une nouvelle école secondaire à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), le conseiller municipal Julien Lachance souhaite pour sa part que celle-ci soit située dans l’arrondissement de Brompton-St-Élie-Rock Forest-Deauville.

Le conseiller justifie notamment ce souhait par la construction de nouvelles écoles primaires dans ce secteur au fil des dernières années (des Aventuriers, du Boisé-Fabi et de la Croisée) et par l’importance de s’installer « là où les jeunes sont ». L’arrondissement, souligne-t-il, compte seulement une école secondaire privée sur son territoire, soit l’École secondaire de Bromptonville (ESB). « C’est sûr que je serais surpris que la CSRS ne s’installe pas dans le secteur Rock Forest/St-Élie-Deauville. »

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« C’est sûr que je vais défendre le dossier... C’est logique de distribuer les écoles secondaires sur tout le territoire de la commission scolaire », note M. Lachance en parlant d’une volonté du milieu. 

La Tribune révélait, dimanche, que le MMMM plaide pour que la CSRS réunisse les deux cycles de Mitchell-Montcalm sous un même toit. Le mouvement fait cette requête alors que l’organisation scolaire a déposé en septembre dernier une demande de construction d’une nouvelle école secondaire de 1000 places au gouvernement du Québec. 

Il y a longtemps que l’école secondaire est à l’étroit. Le pavillon Mitchell, le plus touché par le manque d’espace, ne peut faire l’objet d’un agrandissement. 

« On avait pensé à différentes options pour rendre les lieux plus fonctionnels il y a quelques années. On s’est fait dire tout de suite que ce n’est pas possible. La structure ne permettait aucun changement, les règles de la Ville, étant donné que c’est un secteur patrimonial, aussi; le parc Rodolphe-Vallée, on ne peut pas lui toucher parce que c’est quelqu’un qui l’a donné à condition que ça reste un espace vert. Il y a un certain nombre de facteurs qui font que cette école ne répond pas aux besoins du tout », indique M. Beaulieu, porte-parole du MMMM. « Ça fait plusieurs années qu’on planche là-dessus, qu’on est en mode solutions. Quand on a vu l’annonce (que la CSRS déposait une demande pour une nouvelle école), on s’est dit qu’il faut absolument qu’on ait un droit de regard parce qu’on est vraiment à l’étroit. »

« Chaque semaine, on doit déplacer les timbales, les contrebasses, les violoncelles pour aller pratiquer à la cafétéria. Il y a des colonnes un peu partout, si bien qu’on ne voit pas très bien les musiciens. Il faut faire preuve de créativité pour installer les gens; l’orchestre à cordes, l’harmonie, la chorale. C’est très difficile de travailler faute d’espace. » 

Mitchell-Montcalm doit refuser des élèves qui viennent d’autres territoires d’appartenance que celui de l’établissement. 

Même la salle Bernard-Bonneau, à l’école Montcalm, présente plusieurs contraintes. « C’est une salle publique qu’on convertit », souligne M. Beaulieu.

La missive qui circule, adressée au conseil des commissaires, doit être déposée officiellement au début de l’année. « On attend de recueillir des appuis. On espère recueillir le plus d’appuis possible. »

Le projet du MMMM inclut une salle de spectacle, entre autres pour réaliser des économies substantielles de plusieurs milliers de dollars. 

Il prévoit aussi des retombées positives pour les jeunes musiciens de l’école primaire Sacré-Cœur, qui auraient la possibilité d’utiliser les nouveaux espaces.

La Corporation les amis de l’école Sacré-Cœur a préféré ne pas commenter le dossier. On sait toutefois qu’afin de présenter son spectacle de fin d’année très couru, l’école primaire doit se tourner vers le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, pour des raisons d’espace disponible et de logistique. Lors de ces représentations, les jeunes musiciens de la première à la sixième année sont environ 600 à se retrouver sur scène. 

Il a été impossible de parler à un porte-parole de la CSRS lundi. L’organisation a toutefois fait savoir qu’à ce stade du processus, le comité de révision des territoires d’appartenance analyse différents scénarios. « Le comité prend également connaissance des demandes et propositions venant de différents établissements qui veulent exprimer leurs besoins d’espace ou d’équipements », indique la CSRS.

Rappelons que la scène musicale sherbrookoise a vu apparaître plusieurs artistes, dont Valaire, Hey Major et Fanny Bloom.