La population estrienne croît moins rapidement que celle du Québec

La population de la région estrienne a progressé au cours de 2015, mais moins rapidement  qu'ailleurs au Québec.
Selon l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), l'Estrie a enregistré une croissance démographique, mais celle-ci continue d'être légèrement inférieure à celle de la population québécoise.
L'accueil d'un nombre substantiel d'immigrants, ainsi qu'à des gains dans ses échanges migratoires avec les autres régions du Québec, expliquent cette croissance. L'Estrie arrive au 6e rang des régions d'établissement des immigrants : près de 2 pour cent des immigrants admis entre 2010 et 2014 y résident en janvier 2016.
En ce qui concerne la structure par âge, la population de l'Estrie est un peu plus âgée que celle de l'ensemble du Québec, ajoute l'ISQ dans son bilan annuel.
La population de la région de l'Estrie est estimée à 322 100 habitants au 1er juillet 2015. Entre 2011 et 2015, elle a cru à un taux annuel moyen de 6,7 pour mille, selon les données provisoires, une croissance inférieure à celle de l'ensemble du Québec.
Le rythme de la croissance y a ralenti par rapport à la période 2006-2011 et atteint un niveau similaire à celui enregistré entre 2001 et 2006.
Si la tendance se maintient, la région pourrait compter environ 353 000 habitants, en 2036. C'est 13 pour cent de plus qu'en 2011. Cette variation est légèrement inférieure à celle que connaîtrait l'ensemble du Québec.
La population de l'Estrie est légèrement plus âgée que celle de l'ensemble du Québec. La part des Estriens de 65 ans et plus (19,9%) y est supérieure à la moyenne québécoise, tandis que celle des moins de 20 ans (20,5 %) est comparable. L'âge médian est de 43,8 ans en 2015.
La fécondité de la région est comparable à la moyenne québécoise, avec un indice synthétique de fécondité de 1,63 enfant par femme en 2015.
L'Estrie sort gagnante de ses échanges migratoires avec les autres régions du Québec. Le solde migratoire interrégional y est de 503 personnes en 2014-2015. Ce résultat est un peu plus faible que celui de l'année précédente, mais est plutôt favorable en comparaison de la moyenne des 10 dernières années.
Les gains les plus importants se font chez les 55-64 ans, tandis que des pertes sont enregistrées chez les 25-34 ans.