Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La fécondité de l’Estrie est légèrement plus élevée que la moyenne québécoise, selon le bilan de la, population 2019 de l’Institut de la statistique du Québec.
La fécondité de l’Estrie est légèrement plus élevée que la moyenne québécoise, selon le bilan de la, population 2019 de l’Institut de la statistique du Québec.

La population de l’Estrie poursuit sa croissance

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
La Presse Canadienne
La Presse canadienne
Article réservé aux abonnés
La population de l’Estrie poursuit la croissance observée au cours des dernières années. Le nombre d’Estriens était estimé à 329 000 habitants au 1er juillet 2019.

En 2016, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) recensait 320 452 personnes dans la région. Ils étaient 313 397 cinq ans plus tôt. En 2006, la région comptait 301 041 personnes.

Entre 2016 et 2019, la population a augmenté à un taux annuel moyen de 8,8 pour mille selon les données provisoires, une croissance inférieure à celle de l’ensemble du Québec. Le rythme de la croissance s’y est accéléré par rapport à la période 2011-2016 et surpasse même légèrement celui enregistré entre 2006 et 2011.

L’ISQ a présenté son bilan démographique de 2020, mercredi matin.

On y apprend que la population de l’Estrie est plus âgée que la moyenne québécoise. La part des 65 ans et plus (22,2 %) y est plus élevée, tandis que celle des moins de 20 ans (20,4 %) est comparable. 

La région compte ainsi plus de personnes âgées que de jeunes. L’âge médian était de 44,6 ans en 2019, soit un peu plus qu’au Québec, lit-on dans le rapport de l’ISQ.

La fécondité de l’Estrie est légèrement plus élevée qu'ailleurs, avec un indice synthétique de 1,63 enfant par femme en 2019.

L’Estrie sort gagnante de ses échanges migratoires avec les autres régions du Québec. Le solde migratoire interrégional y est de 1358 individus en 2018-2019.

Les gains se sont légèrement réduits par rapport à l’année précédente, mais demeurent parmi les plus élevés enregistrés par la région depuis que les données sont disponibles, soit en 2001-2002, signale l’ISQ. L’Estrie fait des gains dans presque tous les groupes d’âge, particulièrement chez les 55-64 ans.

L’Estrie arrive au 6e rang des régions d’établissement des immigrants récents, soit 2 % des immigrants admis au Québec entre 2014 et 2018.

Culbute de la croissance en 2020

La population du Québec a augmenté de 110 000 personnes en 2019, ce qui a correspondu à un taux d’accroissement de 1,29 %, le plus élevé depuis 1972, première année où des résultats comparables sont disponibles.

Cependant, l’ISQ signale que la croissance de la population québécoise a ensuite été brusquement freinée. Au 1er juillet dernier, le Québec comptait 8,575 millions d’habitants, soit seulement 17 900 de plus qu’au 1er janvier, une croissance trois fois moindre que celle relevée lors des six premiers mois de 2019.

L’Institut affirme que la pandémie mondiale de COVID-19 et les mesures mises en place pour la contrer, comme la fermeture des frontières, sont directement liées à cet important ralentissement.

Il y a eu une forte réduction du solde de résidents non permanents, de 23 500 au second trimestre de 2019 à seulement 400 au même trimestre de 2020. Pendant la même période, le nombre d’immigrants a dégringolé de 10 200 à 3000.

Le bilan démographique illustre aussi une hausse du nombre de décès d’un second trimestre à l’autre, de 16 800 à 21 050.

Quant au gain démographique signalé en 2019, il résulte d’un accroissement naturel de 16 400 personnes, soit les naissances moins les décès, d’une migration internationale et interprovinciale de 32 700 personnes et de l’ajout d’un nombre record de 60 700 résidants non permanents. Le nombre de naissances a progressé de 83 800 en 2018 à 84 200 l’an dernier, une première augmentation depuis 2012.

En revanche, il y a eu 40 600 immigrants en 2019 contre 51 100 en 2018.

L’Institut de la statistique a aussi constaté que, de 2018 à l’an dernier, le nombre de décès a reculé de 68 600 à 67 800, un résultat peu fréquent dans un contexte de vieillissement démographique.

Au 1er juillet dernier, 20,8 % de la population québécoise était âgée de moins de 20 ans, 59,5 % avaient de 20 à 64 ans et 19,7 % faisaient partie du groupe des 65 ans et plus. La part de ces aînés de 65 ans et plus continue d’augmenter, tandis que celle des 20 à 64 ans diminue.

L’Institut de la statistique avance que la crise de la COVID-19 et le contexte entourant la pandémie ne semblent pas avoir eu de conséquences notables sur la structure par âge de la population du Québec.