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La région de l'Estrie a connu une hausse de 1,8 % du tabagisme entre 2016 et 2018.
La région de l'Estrie a connu une hausse de 1,8 % du tabagisme entre 2016 et 2018.

La plus importante hausse de fumeurs en Estrie

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Sherbrooke — Le tabagisme est en baisse de 0,5 pour cent au Québec, mais la tendance est inversée en Estrie avec la hausse la plus importante à 1,8 pour cent.

Le nombre de fumeurs estriens est passé de 17,4 pour cent de la population de 12 ans et plus pour la période 2015-2016 à 19,2 pour cent pour la période 2017-2018 selon les données les plus récentes de Statistiques Canada. 

La proportion de fumeurs est de 17,9 pour cent au Québec.

C’est dans ce contexte où le tabagisme touche dans une proportion encore plus grande les 18-34 ans dans l’ensemble du Québec, soit à 21 pour cent, que le défi J’arrête, j’y gagne est de retour.

« Le défi propose de trouver le moyen qui vous ressemble pour arrêter de fumer et en plus vous y êtes accompagnés. Le seul échec qu’il peut y avoir est de ne plus essayer d’arrêter de fumer. Vous avez le droit de vous reprendre pour essayer d’arrêter », signale la porte-parole du Défi j’arrête, j’y gagne, la Dre Christiane Laberge.

Les régions du Nord-du-Québec (-4,7 %), de Lanaudière (-2,9 %), de Laval (-2,3 %), de Chaudière-Appalaches (-2,2 %) et de la Montérégie (-2,1 %) enregistrent les baisses du nombre de fumeurs les plus importantes de ces deux périodes statistiques.

L’Outaouais et le Saguenay-Lac-Saint-Jean enregistrent des baisses respectives de 1,5 et de 1,4 pour cent du nombre de fumeurs, tandis que le nombre de fumeurs est en hausse dans la Capitale-Nationale à 0,5 pour cent, soit sensiblement la même proposition que Montréal à 0,6 pour cent. 

Outre la métropole, ces trois régions se trouvent sous la moyenne québécoise.

La région de la Maurice-Centre-du-Québec reste relativement stable avec une légère hausse de 0,1 pour cent même si le taux de fumeurs se situe au-dessus de la moyenne québécoise à 19,3 pour cent.

Le Défi j’arrête, j’y gagne demande aux fumeurs de s’engager à ne pas fumer sur une période de six semaines entre le 8 février et le 21 mars.

« Ce sont des personnes qui ont cessé de fumer qui nous ont fourni les meilleurs moyens pour arrêter. Chaque personne possède sa façon de savourer sa victoire de ne plus fumer. Il est possible d’évaluer quel type de fumeur vous êtes. Le défi propose un engagement avec une date et les gens sont fiers d’avoir réussi. Une date fixe est efficace dans 75 pour cent des cas de ceux qui ont réussi. Il y a du support d’une communauté sur Facebook et même des prix à gagner avec plus de probabilité que gagner à la loterie. Il faut trouver sa façon de vaincre cette dépendance » soulève le Dre Laberge.

La porte-parole de la campagne convient qu’il n’est pas facile d’arrêter de fumer, surtout en cette période de pandémie.

« Il faut trouver un substitut autre que le tabac pour augmenter sa dose de dopamine. Une marche peut avoir cet effet où je me sens bien. Pour une personne anxieuse, la fumée de cigarette est le seul moment où elle va prendre des respirations. Il faut prendre ce moment pour respirer profondément, mais sans la fumée de cigarette. Et il ne faut pas modifier sa dépendance par une autre comme le vapotage dont on ne connait pas les effets à moyen et à long terme. Pour augmenter ses chances de succès, on ne doit surtout pas hésiter à aller chercher de l’aide, que ce soit pour se préparer ou être soutenu pendant sa démarche. Établir un plan de match personnalisé, consulter son pharmacien ou son médecin permet aussi d’arrêter de fumer », signale la Dre Christiane Laberge 

Il est possible de s’inscrire à J’arrête, j’y gagne au defitabac.ca d’ici le 8 février.