Hind Barch et son avion ont été découverts vers 13 h 15 par un hélicoptère CH-146 Griffon et des techniciens de recherche et sauvetage de l’Aviation royale canadienne (ARC).

La pilote du Cessna disparu retrouvée sans vie avec son engin

Les recherches qui s'activaient dans les environs de Racine depuis trois jours ont finalement mené à la localisation du Cessna 172 de Cargair disparu des radars dans la nuit de mercredi à jeudi, et à la découverte du corps inerte de sa pilote, Hind Barch.

Vers 13 h 15 samedi, un hélicoptère Griffon des Forces Armées Canadiennes et des techniciens de recherche et sauvetage de l'Aviation royale canadienne (ARC) ont localisé l’appareil au sol dans un secteur boisé au nord-est de Racine, partage le capitaine Trevor Reid des Forces armées canadiennes. 

C’est en y déployant l'équipe de terrain qu’on a constaté le décès de la jeune pilote de 22 ans. 

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Selon la Sûreté du Québec, l'appareil et sa pilote auraient été retrouvés à environ 2 km de la route 222, à la hauteur du chemin Larochelle. Le secteur serait très marécageux.

Son corps a été évacué par la voie des airs. Tout porte à croire qu'elle serait décédée au moment de l'impact. 

L'enquête se fera en collaboration entre le Bureau de la Sécurité des Transports du Canada (BST) et les enquêteurs de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec.

Surveillée par les autorités, la carcasse de l'avion demeurera sur place dans la nuit de samedi à dimanche, et sera fort probablement emportée par hélicoptère également. 

Hind Barch, la pilote décédée.

« Bien que ce ne soit pas le résultat que nous souhaitions, nous espérons que cette découverte aidera la famille à vivre son deuil et nos pensées sont avec eux en cette période difficile. Nous remercions les bénévoles et la collectivité locale pour leur soutien dans les recherches. Nous remercions également la Sûreté du Québec et les bénévoles de SERABEC pour leurs efforts depuis le début des recherches », a partagé le major Yann Patoine-Bédard, officier responsable du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage de Trenton, 1re Division aérienne du Canada.

Les équipes s'enfoncent dans le secteur boisé où l'engin et le corps de Hind Barch ont été retrouvés.

+ « Une famille serrée » 

Il n’était pas question de rester les bras croisés. Depuis le début des recherches, des bénévoles de la région, de l’entourage de Hind Barch et du milieu de l’aviation se mobilisaient pour retrouver celle qu’on a décrite comme « une jeune fille au grand cœur ».

« On est une compagnie aérienne, bien sûr qu’on se connaît tous. On est une famille très serrée. On est tous connectés à elle », avait partagé en fin d’avant-midi Lisa Kampis, vice-présidente de la section locale 4041 d’Air Transat. La défunte pilote travaillait comme agente de bord pour la compagnie aérienne.

Venue avec des collègues pour prêter main-forte, Mme Kampis n’avait pas eu la chance de côtoyer Hind Barch, mais a insisté pour dire que sa présence était tout de même motivée par des raisons personnelles. Elle a d'ailleurs invité tous ceux qui pouvaient le faire à se joindre. 

« Elle étudiait pour devenir pilote commerciale. Beaucoup de nos agents de bord le font », a-t-elle ajouté.

Avant que le corps ne soit découvert, Mme Kampis a raconté que la mère de la jeune pilote était « inconsolable et dévastée ».

Beaucoup étaient prêts à aider, mais d’intégrer des bénévoles aux recherches n’était pas chose simple, a indiqué le lieutenant Michel Giroux de la Sûreté du Québec. Au poste de commandement qui avait été aménagé au centre communautaire de Racine, les citoyens motivés affluaient.

« Ce n’est pas nous qui avons fait appel aux bénévoles. On comprend la situation, et dans les groupes très proches de [la victime], de venir participer aux recherches, ça fait partie de ce qu’ils ont à vivre comme deuil. On a cependant donné la consigne très claire qu’il ne faut pas s’aventurer dans les bois. La forêt est dense et les risques de se perdre sont grands. Ce n’est pas le temps de se retrouver avec un autre sauvetage », a confié le lieutenant Giroux.

La mission qu’avait plutôt donnée la SQ aux civils était de sonder la population et de se promener de maison en maison pour demander aux citoyens s’ils avaient vu ou entendu quelque chose de particulier dans la nuit du drame.

Néanmoins, la volonté d’aider semblait plus forte que la prudence de la SQ. Au moment où le corps et l’engin ont été retrouvés, Mme Kampis et ses partenaires de recherche s’apprêtaient à explorer deux zones distinctes où des bruits sourds avaient été entendus par des citoyens lors de la nuit des événements.

Ils préféraient servir à quelque chose et accélérer le processus, quitte à ce que la zone soit à nouveau cherchée par les experts ensuite, avait-elle partagé.

Un citoyen d’Orford, Guy Hanigan, est également venu se joindre aux troupes, vendredi et samedi.

« Je roule très lentement avec mon camion sur des routes plus éloignées. Je cherche des scintillements de pièces de métal, des arbres à la cime coupée, des attroupements d’oiseaux : tout ce qui pourrait indiquer qu’un avion s’y trouve », a-t-il confié en début de journée.

Lisa Kampis, vice-présidente de la section locale 4041 d'Air Transat, le syndicat dont était membre Hind Barch, tenait à participer aux recherches et à inviter le plus grand nombre de personnes possible à le faire.