Suzy Rainville, Mathieu Cayer Brunet (à droite) et Kevin Ranger, propriétaires du restaurant le Baumann, ont ouvert mercredi le bar La Picole, un établissement qui permettra à leurs convives de faire des découvertes de vins et de spiritueux, tout en étant situé à deux pas du restaurant. Steven Losier, à l’arrière complètement, occupe le titre de « bar chef ».
Suzy Rainville, Mathieu Cayer Brunet (à droite) et Kevin Ranger, propriétaires du restaurant le Baumann, ont ouvert mercredi le bar La Picole, un établissement qui permettra à leurs convives de faire des découvertes de vins et de spiritueux, tout en étant situé à deux pas du restaurant. Steven Losier, à l’arrière complètement, occupe le titre de « bar chef ».

La Picole ouvre son « coffre aux trésors » sur la Well Sud

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
Alors que la rue Wellington Sud vit toutes sortes de transformations, les propriétaires du restaurant Baumann, ouvert depuis maintenant trois ans, sont plus que jamais motivés à faire des environs une destination gourmande, mais surtout « conviviale ». Mercredi, ceux-ci ouvraient fièrement La Picole, un tout nouveau bar à deux pas de leur établissement où les « trésors » sont collectionnés dans un unique but : être partagés.

Les vins et spiritueux affichés sur la carte de La Picole sont loin d’avoir été choisis à la légère, indiquent les propriétaires Kevin Ranger, Suzy Rainville et Mathieu Cayer Brunet, qui font affaire avec une quinzaine d’agences d’importation privées en plus de vouloir mettre de l’avant des produits québécois. 

« On essaie vraiment de faire vivre “l’expérience”, partage Suzy Rainville, qui voit en La Picole une continuité de l’esprit du Baumann. Je pense qu’on a une offre qui est différente de ce qui existe déjà. Il y a vraiment une belle recherche qui a été faite pour trouver des produits qui sont vraiment excellents et qui amènent les clients ailleurs tout en étant abordables. » 

Des exemples de « trésors à découvrir » ? Le Brandy italien de la maison Poli ou le Sotol Coyote, un alcool mexicain aux notes végétales, propose-t-on. En ce qui concerne la carte des vins, qui est composée pour le moment d’une quarantaine de références, celle-ci est à 100 % biologique, et à 90 % nature.

« Pour les cocktails, on fait tout ce qu’on peut maison, ajoute M. Cayer Brunet. Si on parle de jus de pamplemousse, c’est qu’on a pressé des pamplemousses frais. Si on parle de sirop de grenadine, c’est qu’on a ouvert une vraie grenade pour le faire. » 

Malgré les travaux

Le reclus 138, Wellington Sud, ancien local du Rabbit Hole, un bar de style « clandestin » qui a fermé ses portes en juin dernier, semblait idéal vu sa proximité avec le restaurant que possédaient déjà les trois chefs associés. 

« Le propriétaire du Rabbit Hole nous a téléphoné, nous disant que l’établissement ne fonctionnait pas comme il l'aurait souhaité. Plutôt que de simplement fermer, il nous a offert de reprendre les lieux. Vingt-quatre heures plus tard, on le rappelait et on acceptait », explique Mathieu Cayer Brunet, qui, avec ses associés, aménageait le bar de 82 places assises depuis septembre. 

Une décision prise malgré les bouleversements qui accompagneront les travaux de revitalisation du centre-ville dans les prochains mois. « On ne s’est jamais arrêtés à ça, note Mme Rainville. On va s’arranger pour que les gens décident de venir ici malgré les travaux. Je pense que c’est un travail qu’on a à faire nous. »

« Ça fait quand même trois ans qu’on se fait dire que ça s’en vient, renchérit M. Cayer Brunet. Nous aussi, on veut faire partie du nouveau centre-ville. Cette promesse nous tentait beaucoup et on voulait perdurer pour la voir. Avec un deuxième établissement, on est encore plus motivés. Puis, il y a une belle communication avec la Ville. » 

Situé au 138, rue Wellington Sud, en face du restaurant Baumann, La Picole occupe l’ancien local du bar de style « clandestin » le Rabbit hole.

Présence

Si le Rabbit Hole ne semble pas avoir fonctionné comme prévu, les nouveaux arrivés, qui possèdent déjà une clientèle fidèle, ont foi en leur projet. « On a une belle relation avec l’ancien propriétaire, et il l’a ouvertement dit : pour faire marcher ce bar-là, il faut être présent sur place, ce qu’il n’était pas en mesure de faire », note M. Ranger.

Êtres présents, c’est donc ce que les associés comptent faire, comme ils l’ont d’ailleurs toujours fait dans leur restaurant, insistent ceux qui croient en un « service attentionné ». M. Ranger assurera ainsi une présence en quasi permanence à La Picole, en compagnie de leur « bar chef » Steven Losier. 

La carte des cocktails signature a été entièrement conçue par M. Losier, qui souligne avoir mis son expérience en cuisine à profit. 

« Je travaille beaucoup les classiques, mais moins connus, exprime M. Losier. J’aime prendre ces classiques-là, qui ne sont pas des classiques pour rien, et les revamper à ma touche personnelle. Ma force, c’est vraiment la balance des saveurs. » 

« Tous les employés derrière le bar peuvent monter un cocktail sur mesure », ajoute M. Ranger. 

La Picole est ouverte du mercredi au dimanche, avec des journées raccourcies les dimanches et les mercredis.

Selon les propriétaires, le bar permettra d’étendre l’offre de leur autre établissement, le restaurant Baumann, et de faire de la Wellington Sud un destination de soirée gourmande.