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La région de l’Estrie est frappée de plein fouet par la pénurie de main-d’œuvre.
La région de l’Estrie est frappée de plein fouet par la pénurie de main-d’œuvre.

La pénurie de main-d’œuvre complique le quotidien des entreprises estriennes

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
initiative de journalisme local, La Tribune
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La pandémie de la COVID-19 a ébranlé toutes les sphères d’activité, et ce, partout à travers le Québec. La pénurie de main-d’œuvre a été accentuée dans la dernière année et la région de l’Estrie n’est pas épargnée. C’est ce que révèle un sondage provenant du Conseil du patronat du Québec (CPQ) obtenu en exclusivité par les coops de l’information. 

En Estrie, 47 % des entreprises contactées ont souligné avoir refusé des contrats en raison du manque de main-d’œuvre. 

« La survie de certaines entreprises ne tient qu’à un fil. Quand les régions ouvriront leurs portes en grand, surtout dans le domaine du tourisme, on ne voit pas comment elles vont y arriver », mentionne par voie de communiqué le président et chef de la direction du CPQ, Karl Blackburn. 

M. Blackburn est clair, la pénurie de main-d’œuvre a des conséquences réelles sur les entreprises québécoises. « La pénurie de main-d’œuvre est souvent perçue comme intangible et difficile à démontrer. S’il manquait encore des preuves pour démontrer que les entreprises en subissent les conséquences, elles sont ici : une entreprise sur deux refuse des contrats à cause du manque de main-d’œuvre. »

Les données du sondage indiquent que 33 % des postes vacants relèvent de la spécialisation en Estrie. Près de la moitié des postes vacants sont autant de nature spécialisée que non spécialisée dans la région. 

« Le problème est si important que la pénurie de main-d’œuvre pourrait sérieusement affecter la vitalité des régions », ajoute-t-il. 

Ce sont 38 % des entreprises estriennes consultées qui estiment que le gouvernement du Québec devrait davantage miser sur l’immigration afin de combler les besoins de main-d’œuvre. Environ le tiers des répondants en Estrie croient que la solution passe par un plus grand soutien de la formation en entreprise. La robotisation, l’innovation et l’embauche de personnes provenant de basins non traditionnels sont également des solutions qui ont été proposées dans le sondage pour contrer cette problématique. 

L’Estrie n’est pas la seule région affectée par ce fléau. À travers la province, 93,7 % des répondants considèrent présentement un enjeu d’embauche de salariés. 

Le sondage a été réalisé du 29 mars au 5 avril et comprend 430 répondants. Il a été envoyé aux entreprises de toutes tailles membres du réseau du CPQ.