Depuis 1966, l’Université de Sherbrooke a permis à plus de 175 000 étudiantes et étudiants de préparer leur intégration au marché du travail grâce à l’alternance stage-étude. Elle a été la première université au Québec à proposer cette formule qui est devenue sa marque de commerce.
Depuis 1966, l’Université de Sherbrooke a permis à plus de 175 000 étudiantes et étudiants de préparer leur intégration au marché du travail grâce à l’alternance stage-étude. Elle a été la première université au Québec à proposer cette formule qui est devenue sa marque de commerce.

La pandémie fait fondre les offres de stages à l’UdeS

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Les offres de stages ont fondu comme neige au soleil à l’Université de Sherbrooke en raison des risques que représente le coronavirus, tant pour les étudiants que pour les entreprises.

Alors que, bon an mal an, l’UdeS reçoit entre 1500 et 1800 offres de stages, celles-ci ont chuté à 705 en prévision de la session d’automne 2020. Du même coup, le nombre d’entreprises ou de sites offrant des stages est passé de 882 à 400, selon les données obtenues par La Tribune auprès du Service des stages et du développement professionnel de l’UdeS.

Si la « mise sur pause » de l’économie du Québec en mars, jumelée aux directives de la Santé publique, ont eu peu d’impact sur la session d’hiver 2020, il en sera tout autrement pour la session d’automne et, possiblement, celle de l’hiver 2021.

« Nos stages de l’hiver dernier ont pu se terminer normalement, malgré la pandémie, ce qui nous a permis d’apporter des ajustements dès cet été «, explique Alain Tremblay, directeur général du Service des stages et du développement professionnel à l’UdeS.

Parmi ces ajustements, M. Tremblay indique que certains critères de validation ont été assouplis de façon à répondre aux besoins des étudiants, des entreprises et des formateurs et compte tenu des contraintes socio-sanitaires toujours en vigueur dans les milieux de travail.

Les ajustements touchent notamment le nombre de semaines minimum requises pour chaque stage, le nombre d’heures nécessaires à sa validation ainsi que les critères liés à la présence physique sur les lieux de travail. Toutes ces mesures ont permis aux entreprises de s’ajuster, indique M. Tremblay, tout en minimisant l’impact sur les offres de stage durant la session d’été. 

« Habituellement, notre taux de placement en été tourne autour de 99 %. Cet été, on parle d’un taux de placement d’environ 85 %. »

La baisse de stages s’est particulièrement fait sentir dans certaines disciplines, telles que les sciences de l’environnement ou encore en aéronautique.

« En environnement, avec les règles de distanciation, ça devenait impossible pour les étudiants de se déplacer à quatre dans une même voiture pour se rendre sur un site d’observation. Peu d’entreprises ou d’organismes ont les moyens de payer quatre déplacement séparés », illustre M. Tremblay.

En outre, plusieurs étudiants ont aussi exprimé leurs craintes ou encore leur refus de poursuivre leur stage à Montréal compte tenu des risques de contagion plus élevés dans la région métropolitaine.

Selon M. Tremblay, plusieurs stages qui ne pourront être effectués en milieu de travail seront néanmoins offerts au sein de certaines facultés. 

« On a eu une excellente collaboration de la part des facultés, des étudiants et du personnel. Il a fallu s’ajuster rapidement. Comme disait le premier ministre Legault, il a fallu en quelque sorte construire l’avion pendant qu’il était en vol… En bout de la ligne, dans le contexte actuel, les résultats sont quand même positifs. »