Réalisée par l’artiste sherbrookois Nicolas Lareau, l’œuvre représente plusieurs éléments qui ont marqué l’histoire de Bromptonville et du Canton de Brompton.

La murale « Bromptonville» pour imager une grande fierté

La murale « Bromptonville, d’hier à aujourd’hui » a été dévoilée, mercredi, en présence d’élus et de citoyens. Installée sur le mur extérieur du bureau d’arrondissement du secteur de Brompton, la nouvelle murale a pour objectif de mettre en valeur les sentiments de fierté et d’appartenance de la communauté.

« Il faut se rappeler que 2017 marquait l’abolition de notre arrondissement. Nous trouvions important de poser une geste qui viendrait rappeler à la communauté qu’au-delà des structures de gouvernance, Brompton s’est construit grâce à des gens de cœur et d’action, des bâtisseurs fiers et engagés. Se rappeler que la communauté est capable de grandes choses malgré sa petite taille et que cela ne s’estomperait pas avec le temps, car la communauté est toujours bien vivante », a souligné la présidente de l’arrondissement de Brompton-Rock-Forest-Saint-Élie-Deauville, Nicole Bergeron.

Réalisée par l’artiste sherbrookois Nicolas Lareau, l’œuvre représente plusieurs éléments qui ont marqué l’histoire de Bromptonville et du Canton de Brompton. Le corridor bleu représente la rivière Saint-François sur laquelle les autochtones se sont déplacés. La forêt de pins et d’épinettes ainsi que la scierie Saint-Francis Mills représentent le rôle de l’industrie forestière dans la création de Brompton. Les champs représentent l’agriculture bien présente sur le territoire. Le portrait d’Onésime Lambert, ancien maire et marchand, et le couvent fondé par la congrégation Notre-Dame s’y retrouvent également.

« On y voit aussi l’église Saint-Praxède, construite en 1904, l’élément architectural le plus reconnaissable de Bromptonville. Cette église a été un lieu de rassemblement communautaire pendant tout le 20e siècle. Elle a aussi servi de théâtre, de salle de musique et même de refuge lorsqu’on a craint une attaque japonaise sur le Canada. Cette église, qui a été la proie des flammes, a été reconstruite justement grâce à la mobilisation et la générosité des gens de la communauté », a expliqué Mme Bergeron.

Quand l’art et l’histoire se rencontrent

« C’est vraiment un privilège pour moi de raconter l’histoire de Bromptonville avec l’art que je connais, c’est-à-dire la peinture murale. J’espère que les familles qui circulent ici pourront en profiter. Et dans un dernier temps, j’espère que ce projet ouvrira la porte à d’autres beaux projets inspirants, créatifs et dynamiques », a mentionné l’artiste Nicolas Lareau, dont les œuvres décorent déjà l’aréna du secteur de Brompton et un mur de l’école des Deux-Rives.

Le député de Saint-François Guy Hardy est une des personnes ayant rendu possible la réalisation de la murale. « Il me fait plaisir de contribuer à l’élaboration de cette œuvre qui commémore à la fois l’histoire de Brompton et celle de toute notre région », a noté le député qui a déboursé près de 2000 $ des 7500 $ nécessaire pour la concrétisation du projet.

« Paulo Coelho a écrit que tout ce que nous craignons, c’est de perdre ce que nous possédons. Qu’il s’agisse de notre vie ou de nos cultures. Mais cette crainte cesse lorsque nous comprenons que notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites de la même main. Aujourd’hui, c’est grâce aux mains de Nicolas Lareau que nous voyageons dans l’histoire de la région », a ajouté M. Hardy.

La Ville de Sherbrooke a aussi pu compter sur la contribution financière du comité promotion industrielle de Brompton, du Club Optimiste de Bromptonville et de l’avocate Kathleen Gélinas.

Présent pour le dévoilement de la murale, le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a profité de l’occasion pour souligner la fin du réaménagement du parc Ouellet situé en face du bureau d’arrondissement du secteur de Brompton. Ce parc de voisinage, d’une superficie de 1182 mètres carrés, a été complètement reconstruit pour y ajouter notamment une aire de jeux pour les enfants de 2 à 12 ans. L’ensemble des travaux a nécessité un investissement de 163 800 $.

« J’espère que les citoyens seront nombreux à venir voir le nouveau parc et la nouvelle murale. Et chapeau à l’artiste! » a lancé le maire.