Le Cégep de Sherbrooke s’est retrouvé sous les projecteurs au cours de la dernière semaine.

La mise sous tutelle du Cégep discutée lors d’une assemblée du Syndicat

La mise sous tutelle du Cégep de Sherbrooke a fait l’objet de discussions lors de la dernière assemblée du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN), a appris La Tribune. La proposition demandant au gouvernement du Québec la mise sous tutelle de l’institution « afin qu’il constate et règle le problème de sous-financement structurel » a été déposée. Ce dépôt signifie qu’elle pourrait revenir éventuellement à l’ordre du jour.

La prochaine assemblée de l’instance syndicale est prévue le 15 avril prochain. Le préambule fait état du « problème de surembauche » qui en est « un de sous-financement structurel » et fait valoir « l’incapacité de la direction générale à prendre la mesure des conséquences de ce sous-financement dans son institution ». Ce préambule note également que cette direction a perdu la confiance du corps professoral.

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Crise au Cégep : Bélanger obtient des appuis

Par ailleurs, ce sont 39 personnes qui ont voté en faveur de la proposition demandant « la démission immédiate de la directrice générale », à défaut de quoi on demandait « au comité exécutif du conseil d’administration de procéder à son licenciement dans les plus brefs délais ».

Selon les résultats du vote secret, 22 personnes ont voté contre et on compte 14 abstentions. Rappelons que le SPECS regroupe environ 600 membres et le quorum nécessaire lors d’une assemblée est de 30 membres.

Dans cette proposition qui a secoué l’établissement au cours de la dernière semaine, le préambule avance entre autres que « l’arrivée en poste » de la directrice générale « correspond au début du déclin de l’institution » et que depuis ce moment « le Cégep de Sherbrooke semble avoir perdu sa réputation et son pouvoir d’attraction, de telle sorte que nous peinons à recruter des étudiants en quantité suffisante pour assurer la survie de nos programmes ».

Rappelons que la direction et le conseil d’administration de l’institution ont réagi, vendredi passé, en faisant notamment ressortir les nombreux appuis qu’a reçus Mme Bélanger.

Le directeur des études, Éric Gagné, a tenu à préciser qu’il n’y avait aucune coupe ou diminution des ressources allouées en enseignement, ou encore dans l’encadrement des étudiants.

À la suite de ce point de presse, des professeurs ont souligné sous couvert de l’anonymat que des coupes ont lieu, indépendamment de leur opinion dans la demande de démission de la directrice générale.

Par voie de communiqué vendredi, le SPECS avait fait savoir que la décision du conseil d’administration de ne pas donner suite à la demande de démission de la direction générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger, « sera transmise aux membres du SPECS-CSN » afin qu’ils puissent l’évaluer. Un suivi et une mise à jour du plan d’action et de mobilisation sont prévus à l’ordre du jour lors de la prochaine assemblée générale.