La meilleure eau municipale du Québec se trouve au bout du robinet des résidences branchées au réseau d’aqueduc de la Ville de Sherbrooke.

La meilleure eau potable au Québec

La meilleure eau municipale du Québec se trouve au bout du robinet des résidences branchées au réseau d’aqueduc de la Ville de Sherbrooke.

La Ville de Sherbrooke a reçu le prix de la « Meilleure eau municipale du Québec » à l’occasion du Symposium sur la gestion de l’eau qui s’est tenu cette semaine à Lévis. L’événement réunissait plus de 350 experts du domaine de l’eau.

En tout, 26 municipalités ont été récompensées dans le cadre des programmes d’excellence en eau de Réseau Environnement. La Ville de Montréal a mérité le prix du public, mentionne un communiqué de presse.

Sherbrooke pourra ainsi participer à la compétition nord-américaine de l’American Water Works Association qui se tiendra à Las Vegas en juin 2018.

« C’est le résultat d’un travail de plusieurs équipes au quotidien », souligne Michel Cyr, chef de division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke. « Nous nous sommes inscrits en août et nous devions fournir des bouteilles d’eau mercredi matin. Un jury a apprécié notre eau. »

Au Québec, 26 municipalités regroupant 42 stations de traitement participent au programme. Plus de 4 100 000 personnes sont alimentées en eau potable par des stations de traitement membres du PEXEP-T.

L’eau des neuf municipalités participantes à cette 4e édition du concours de la Meilleure eau municipale du Québec a été évaluée par le jury selon le goût, la clarté et l’odeur. La station J.-M.-Jeanson de la Ville de Sherbrooke a donc remporté les grands honneurs du prix du jury.

Pour sa part, la Ville de Victoriaville a obtenu l’attestation « 5 étoiles » pour la qualité de l’eau produite à sa station d’eau potable durant l’année 2016. Ce prix est décerné pour la qualité de l’eau potable, basée entre autres sur la turbidité de l’eau traitée, dont les critères de qualité dépassent de trois fois ceux du Règlement sur la qualité de l’eau potable.

La station J.-M.-Jeanson de la Ville de Sherbrooke fournit une eau qui a séduit le jury du Symposium québécois sur la gestion de l’eau.

Rappelons qu’en mai 2016, la Ville de Sherbrooke est devenue la 25e municipalité québécoise à adhérer au Programme d’excellence en eau potable de Réseau Environnement.

Elle est toutefois la première du groupe à opérer un procédé de filtration membranaire, introduit avec la modernisation de la station de traitement d’eau J.-M.-Jeanson. Complété en 2015, le projet avait été réalisé au coût de 31,4 millions $.

Le procédé utilisé fait passer l’eau par un orifice de un micron, soit 10 000 fois plus petit qu’un millimètre. En plus d’être hautement efficace sur le plan sanitaire, ce procédé exige moins d’espace physique que les systèmes de filtration au sable que l’on retrouve dans la plupart des stations de traitement d’eau au Québec. L’eau potable de Sherbrooke est puisée dans le lac Memphrémagog.

Malgré cet équipement à la fine pointe de la technologie, et dont quelques municipalités au Québec disposent, ce n’était pas gagné d’avance pour la Ville de Sherbrooke, assure M. Cyr. « Le système de traitement de J.-M.-Jeanson améliore les paramètres chimiques de l’eau, alors que le jury considérait des paramètres esthétiques, comme le goût. »

La Ville de Sherbrooke doit régulièrement donner de l’information sur son usine de traitement des eaux à d’autres municipalités et intervenants du milieu environnemental. Avec ce prix, on s’attend à être encore plus sollicité, confirme M. Cyr.