Julie Snyder et Pierre-Karl Peladeau lors de leur mariage.

La médiation regorge de défis pour un couple en processus de divorce

Il n'y a pas de corrélation directe entre l'horaire chargé d'une personne et la garde de ses enfants, lorsqu'un couple est divorcé, selon Marielle Grimard, avocate médiatrice. Cependant, ce facteur peut amener certaines personnes à faire des choix déchirants, comme celui de Pierre Karl Péladeau, lundi, qui annonçait son retrait de la vie politique, parce qu'il choisissait ses enfants.
<p>Marielle Grimard</p>
Une dispute avec son ex-conjointe, Julie Snyder, aurait déclenché la peur de ne plus pouvoir voir ses enfants autant qu'il le voudrait. Le couple est en médiation pour régler les clauses de leur divorce.
La médiation familiale regorge de défis pour un couple en processus de divorce.
Bien qu'elle favorise une prise de décision mutuelle, claire et sans confrontation, la médiation peut faire réfléchir les deux parents sur l'avenir de leur relation et sur le futur le plus adéquat pour leur famille.
Dans un processus de médiation avec une décision à prendre quant à la garde des enfants, « c'est toujours le couple qui décide », précise Marielle Grimard. Elle ajoute également que chaque cas est différent. « Un médiateur ne peut forcer un couple à prendre une décision concernant la garde de leurs enfants, s'il n'est pas conjointement en accord avec celle-ci. » S'il n'y a pas d'entente, les parents doivent alors s'expliquer devant les tribunaux.
Dans le cas où un des deux parents aurait un horaire très chargé, le médiateur peut aider à faire réfléchir le couple sur cet aspect pour ensuite les conseiller et les orienter vers des pistes de solutions. « Il n'y a cependant pas une règle établie pour normaliser ces rapports entre les parents et leurs enfants, ajoute madame Grimard.
«Que ce soit un politicien, un comptable en période d'impôts ou un pompier ayant des gardes de douze jours consécutifs, il faut toujours prendre en considération ce qui est le meilleur pour la famille et s'ajuster pour que les deux parties soient en accord avec la décision prise au final », reprend-elle