Le parc éphémère de la rue Wellington Sud devrait être inauguré au courant du mois de juillet et demeurer en place jusqu’à l’Action de grâce. —

La maquette du parc éphémère est dévoilée

La Ville de Sherbrooke a dévoilé la maquette de son parc éphémère de la rue Wellington Sud jeudi. La conseillère Chantal L’Espérance, présidente du comité de revitalisation du centre-ville, y voit une forme de projet-pilote pour répéter l’expérience ailleurs en ville. Des amuseurs publics, des conférences et un piano public pourraient animer ce nouvel espace.

Comme La Tribune le rapportait jeudi, le parc éphémère comportera une petite scène, du mobilier urbain, des aménagements d’horticulture et des petits toits pour se protéger du soleil. Les citoyens pourront commencer à s’approprier l’espace entre le milieu et la fin du mois de juillet. Le mobilier, complètement démontable et réutilisable, demeurera en place jusqu’au congé de l’Action de grâce. Les bacs à fleurs de béton seront peints aux couleurs du Quartier Well Sud et le placardage de l’Hôtel Wellington sera décoré.

C’est la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC) qui aura la responsabilité d’animer le site et de documenter l’expérience.

« Il faut comprendre ce qu’est un parc éphémère, prévient Karole Forand, directrice générale de la CDEC. C’est un espace mis à la disposition de la population et ce sont les citoyens qui en prennent possession et qui en désignent l’usage. Il ne faut pas s’imaginer qu’il y aura une programmation du lundi au vendredi, de 9 à 5. Si les citoyens veulent y organiser des activités et ont besoin d’accompagnement, nous serons là. Nous nous assurerons aussi que trois organisations n’y projettent pas une activité au même moment. »

Selon Mme Forand, plusieurs idées ont été évoquées, mais il est un peu tôt pour les dévoiler. « Ce n’est pas une programmation comme un festival, mais de petites actions pour améliorer notre qualité de vie pendant l’été. »

Chantal L’Espérance et Karole Forand confirment la présence potentielle d’un piano public. « La difficulté, c’est toujours de voir s’il sera à l’abri des intempéries, s’il restera accordé et s’il réagira à l’humidité », précise Mme Forand, ajoutant qu’il n’est pas question pour le moment de déménager le Frigo Free Go sur le terrain de l’ancien Maysen Pub.

« Peut-être qu’il pourrait toutefois y avoir des activités pour la lutte au gaspillage. »

Karole Forand se permet de rêver. « Ce que j’aimerais, c’est qu’on arrive à réfléchir à la possibilité d’avoir cette offre pour le tout Sherbrooke. Un parc éphémère, ça se fait aussi l’automne ou l’hiver. Pourquoi ne pas organiser une soirée feu de camp. Notre ville peut rêver d’avoir ce type d’initiative à la grandeur de son territoire. »

Chantal L’Espérance

Chantal L’Espérance abonde dans le même sens. « C’est comme un test, un projet-pilote. Pour l’argent investi, et ce ne sont pas des grosses sommes, on peut donner un plus aux gens qui vivent à proximité et qui sont déçus chaque fois qu’une tuile tombe sur le projet du centre-ville. Il y a d’autres lieux vacants qu’on pourrait occuper pour embellir le coin, et pourquoi pas ailleurs en ville si l’expérience est gagnante. »

L’investissement municipal s’élève à environ 45 000 $ pour l’aménagement du parc et à 20 000 $ pour l’animation. Ces sommes sont puisées à même le budget réservé pour des projets du Quartier Well Sud.

Le fait que la Ville soit toujours propriétaire du terrain, que LP Royer souhaite acquérir, rend l’aménagement plus facile. « Quand ce seront des lieux privés, il faudra s’entendre avec les propriétaires. » Mme L’Espérance ne rapporte pas de litige avec LP Royer et mentionne que l’entreprise attend le développement du Quartier Well Sud pour lancer son expansion.

Chantal L’Espérance avait retenu que les citoyens et commerçants s’inquiétaient qu’on laisse à l’abandon des secteurs de la rue Wellington Sud en attendant un projet dans la zone prioritaire en 2021. « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des parcs éphémères dans le Mile-End à Montréal. Ça ne déguise pas la rue, mais ça ajoute une touche de convivialité. À Montréal, on a vu des conférences dans ces lieux. Quand les citoyens s’approprient un lieu, qu’ils se rencontrent entre eux, on ne sait pas ce qui peut en ressortir, mais ça ne peut être que du bon. »

Les nouvelles dispositions du règlement sur les amuseurs de rue permettront aussi ce type d’animation dans le parc temporaire.