Lundi avait lieu la marche pour célébrer les 40 ans de l’Association des locataires de Sherbrooke. Lors du parcours, les marcheurs se sont arrêtés à plusieurs endroits qui ont été significatifs lors de la lutte des dernières années.

La lutte se poursuit pour l'Association des locataires

C’est dans une ambiance festive que l’Association des locataires de Sherbrooke poursuit sa lutte pour des logements accessibles à tous. Complicité, solidarité et revendication étaient les mots d’ordre dans le cadre de la marche des 40 ans de l’organisation.

Fiers des réalisations accomplies jusqu’à présent, les membres de l’association n’ont pas l’intention de baisser les bras de sitôt.

Rappelons que l’organisme est un groupe d’hommes et de femmes qui luttent pour des logements salubres et accessibles où il fait bon vivre.

« La lutte est loin d’être finie. Nous avons encore des choses à revendiquer. Pour nous, notre priorité, c’est toujours et d’abord l’accès à un logement. Toutefois, ce que l’on remarque, c’est l’impact des changements climatiques chez les personnes plus démunies. Il faut penser à l’étalement urbain et à nos animaux », dénote Normand Couture, porte-parole de l’association, qui fête d’ailleurs ses 30 ans au sein de l’organisme.

Avant de commencer la marche, les membres du conseil administratif ont profité de l’occasion pour se rappeler leur parcours.

« Avoir accès à un logement, ce n’est pas donné à tout le monde. On n’oublie pas les longues listes d’attentes pour l’accès à un logement. Particulièrement les gens à faibles revenus. Ce qu’on veut, c’est donner une voix à ceux et celles qui n’en ont pas. On ne fait pas tous partie de la classe moyenne, l’enfant chérie des pouvoirs politiques. Nous luttons pour un toit dans lequel il fait bon vivre et pour que ça soit un droit, et non un produit marchand accessible à seulement ceux qui ont de l’argent », déplore Pierre Marcotte, membre du conseil administratif.

Selon le porte-parole, la lutte pour le logement se fait depuis bien plus que 40 ans. C’est d’abord les femmes qui ont engagé la lutte pour ensuite passer le flambeau à la classe ouvrière. Depuis, il y a des associations à Montréal, à Québec et même à Ottawa.

Au son des tam-tams de la compagnie de danse Sankofa, les marcheurs étaient en mode festivité, malgré les conditions météorologiques nuageuses. « On est là quand même! », criaient des marcheuses.

La marche s’est faite sous forme de trajet avec différents arrêts à des endroits qui ont été significatifs dans leur lutte. Notamment, le site de l’Hôtel Wellington et la Place de la cité.

Et les femmes?

L’équipe de travail pour l’organisme ConcertAction femmes Estrie, dont la mission est d’apporter un support aux femmes dans plusieurs domaines, était de la partie. Selon Marie-Danielle Larocque, membre de ConcertAction, le droit au logement est l’un des trois enjeux les plus urgents pour les femmes, avec la sécurité et le transport.