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Le syndicat du personnel de soutien technique et administratif ainsi que le syndicat du personnel manuel ont annulé la grève qui devait avoir lieu le 3 juin.
Le syndicat du personnel de soutien technique et administratif ainsi que le syndicat du personnel manuel ont annulé la grève qui devait avoir lieu le 3 juin.

La grève du 3 juin annulée dans les écoles du CSSRS

Alexane Bégin
Alexane Bégin
La Tribune
La Presse canadienne
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Le Centre de services scolaires de la Région de Sherbrooke confirme que la grève prévue le jeudi 3 juin est annulée.

Le syndicat du personnel de soutien technique et administratif ainsi que le syndicat du personnel manuel ont pris la décision d’annuler la grève qui devait avoir lieu de 00 h 01 à 12 h 00 le 3 juin.

Les élèves doivent se présenter à l’école comme lors d’une journée ordinaire. Les établissements du CSSRS ainsi que les services de garde seront ouverts. Le transport scolaire sera également fourni.

33 000 employés

Au total, la grève aurait touché 33 000 employés de soutien scolaire membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Selon le plan initialement prévu, les employés de soutien du réseau francophone devaient débrayer à compter de 00h01 jusqu'à midi jeudi. Ils devaient être suivis par leurs collègues du réseau anglophone, de midi à 20h jeudi.

Les Centres de services scolaires francophones concernés sont: de l'Énergie, de la Riveraine, des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais, de la Jonquière, des Trois-Lacs, de Laval, de la Beauce-Etchemin, des Premières-Seigneuries, de la Rivière-du-Nord, des Rives-du-Saguenay, de la Région-de-Sherbrooke, de la Pointe-de-l'Île, des Chic-Chocs, des Îles, des Patriotes, de la Vallée-des-Tisserands, du Fer et du Littoral.

Les deux commissions scolaires anglophones touchées sont Eastern Townships et Eastern Shores.

Ces employés de soutien travaillent dans les services de garde scolaires, sont des concierges, des ouvriers spécialisés, des secrétaires, des techniciennes en éducation spécialisée, par exemple.

Finalement, à quelques heures d'avis, la Fédération du personnel de soutien scolaire, affiliée à CSQ, a annoncé mercredi qu'elle suspendait cette journée de grève de jeudi.

La fédération syndicale dit vouloir changer de stratégie, car sa négociation avec Québec pour le renouvellement de sa convention collective n'avance guère. «Nous utiliserons désormais la stratégie du yo-yo», affirme-t-elle, dans une communication à ses membres.

Elle prévient que désormais, elle annoncera des journées de grève, mais elle pourra changer d'idée à la dernière minute. «À l'avenir, nous annoncerons des journées de grève qui pourront ou pourront ne pas avoir lieu», écrit-elle dans son message à ses membres.

Pourquoi annuler ainsi une journée de grève déjà planifiée, si la négociation n'avance pas assez à son goût? La raison «est fort simple: comme le gouvernement ne respecte aucune règle de négociations habituelles, nous avons choisi de jouer dans son terrain de jeu», explique la fédération.

La décision de la Fédération du personnel de soutien scolaire d'annuler une grève à la dernière minute a suscité l'étonnement, voire la grogne.

Sur la page Facebook des différents syndicats concernés, des membres ne se sont pas gênés pour critiquer leur propre fédération. Ils craignent notamment de perdre de la crédibilité dans leurs moyens de pression et même de perdre l'appui des parents qui doivent faire et défaire leurs plans en vue d'une grève qui n'aura pas lieu.

Il importe de souligner que les employés de soutien scolaire qui sont membres de syndicats affiliés à la FTQ ont déjà conclu une entente de principe avec Québec, samedi dernier. L'entente est même complète et inclut les salaires et les conditions de travail.

De même, les employés de soutien scolaire membres de syndicats rattachés à la Fédération des employés des services publics, elle-même affiliée à la CSN, ont enregistré des «avancées significatives». Dans leur cas toutefois, cela n'inclut pas les salaires.

La FEESP-CSN a annoncé jeudi par communiqué que les 35 000 membres seraient en grève à partir de midi le 14 juin jusqu'à midi le 16 juin, partout dans la province, tout en ajoutant que les discussions se poursuivent «pour en arriver à conclure le meilleur règlement possible (...), notamment sur la question salariale qui est un enjeu incontournable».