L’Université de Sherbrooke est l’hôte d’un colloque international, mardi et mercredi, où des intervenants de plusieurs pays s’intéresseront à la formation par alternance.

La formation en alternance sous la loupe à l’UdeS

La Maison familiale rurale (MFR) de Saint-Romain recevra des visiteurs de la France et de l’Amérique du Sud, cette semaine, qui viendront voir comment fonctionne l’établissement. Cette visite survient alors que l’Université de Sherbrooke est l’hôte d’un colloque international, mardi et mercredi, où des intervenants de plusieurs pays s’intéresseront à la formation par alternance.

Le ministre de l’Éducation du Guatemala, Oscar Hugo López Rivas, est au nombre des invités.

Il existe différents types de formation par alternance, dont les MFR. Au Québec, elles ne sont maintenant que deux, mais elles ont déjà été quatre. Deux d’entre elles ont fermé leurs portes ces dernières années.

« On espère, dans un laps de temps assez court, doubler ce qu’on a là », commente André Campeau, président de la MFR du Granit et fondateur de la maison qui a vu le jour en 1999. « Les jeunes sont en constante évolution : les jeunes d’il y a 20 ans ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Il faut se coller à la réalité et être capable de les intéresser », commente M. Campeau, qui est aussi représentant de la Fédération québécoise des coopératives de Maisons familiales rurales (FQCMFR).

Les jeunes qui se retrouvent à la MFR du Granit sont souvent des jeunes manuels et pour qui le système d’éducation traditionnel ne correspond pas à leur façon d’apprendre.

La MFR propose des parcours qui permettent de terminer le secondaire tout en faisant découvrir des métiers liés au domaine agricole (production agricole, acériculture, etc.) et de réaliser des stages.

Une autre voie

Surveillante à la MFR, Nathalie Isabel a une adolescente qui a obtenu un diplôme d’études secondaires et un diplôme d’études professionnelles en production laitière à la MFR. « Dès le primaire, elle voulait aller à la MFR », se souvient la maman. « Ça a été merveilleux! » lance-t-elle.

Connaissant les difficultés vécues par sa fille Andréanne à la polyvalente, Nathalie Isabel se demande ce qu’elle serait devenue si elle n’avait pas poursuivi son parcours à la MFR : elle ne croit pas que sa fille aurait obtenu ses diplômes. Andréanne Vachon étudie maintenant au Cégep de Drummondville. Elle aimerait devenir enseignante en mathématiques... alors qu’elle n’aimait pas cette matière auparavant.

La MFR compte cette année quelque 63 élèves, selon le directeur, Marcel Boulanger. En 2016-2017, le taux de réussite pour l’obtention du DES oscillait entre 65 et 70 %, tandis qu’il est de plus de 90 % pour le DEP.

Maintenant que les MFR ne sont plus que deux au Québec, comment se porte la MFR du Granit? « À Saint-Romain, ça va très bien », répond M. Campeau. L’établissement, dont la capacité est d’environ 90 élèves, a connu une baisse de clientèle il y a environ deux ans, mais l’effectif a remonté depuis, souligne-t-il.

Le colloque s’intéressera plus particulièrement au réseau des Centres familiaux de formation par alternance (CEFFA), présent en Estrie et dans plus de 40 pays. Celui-ci allie formation générale et formation professionnelle.