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« On était limités à une trentaine de bénévoles dans les entrepôts au lieu de 250 », explique Denis Fortier.
« On était limités à une trentaine de bénévoles dans les entrepôts au lieu de 250 », explique Denis Fortier.

La Fondation Rock Guertin prévoit un gros hiver

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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Malgré une baisse inexplicable des demandes de Paniers de l’Espoir dans le temps des Fêtes, le directeur général de la Fondation Rock-Guertin, Denis Fortier, s’attend à ce que de nombreux Sherbrookois aient besoin d’un dépannage alimentaire en début d’année 2021.

« Grosso modo, on a eu moins de demandes que l’an passé. Pourquoi? On ne sait pas exactement. Avec tous les programmes que les gouvernements ont mis en place, certaines personnes se sont peut-être retrouvées dans des situations différentes », exprime le DG de la Fondation.

« Au mois de mars, des gens vont réaliser que la PCU, c’est correct, poursuit-il. Mais s’ils n’en ont pas mis de côté, ce sera difficile. »

« Ce ne sera pas jojo en janvier, février et mars. Avec tout ce qui se passe, ce ne sera pas facile. On veut faire un blitz avec les travailleurs sociaux à la fin du mois de janvier pour essayer de donner un coup de main aux gens qui vont solliciter nos services », prévoit M. Fortier, rappelant que les demandes de dépannages alimentaires au cours de l’année doivent être faites auprès des travailleurs sociaux, puisque la Fondation ne prend pas directement de demandes.

D’ailleurs un projet pour une nouvelle opération de distribution de paniers sera mis en branle pour la fin du mois de février. Les détails ne sont cependant pas encore ficelés. Dans un monde idéal, le Panier de Pâques sera aussi de retour, lui qui a été laissé de côté en mars dernier, alors que la pandémie de COVID-19 frappait le Québec. 

« C’est carrément autre chose, laisse entendre Denis Fortier, en parlant de la nouvelle offre. C’est pour une autre clientèle. En janvier, on va contacter les organismes avec lesquelles on veut faire cette distribution. On veut s’attacher à des organismes pour s’assurer de faire une distribution aux bonnes personnes. »

Formule revisitée

La traditionnelle livraison des Paniers de l’Espoir n’a pas eu lieu en 2020. Si quelques paniers seulement ont été livrés, les demandeurs ont majoritairement été cueillir leurs boîtes directement aux locaux de la Fondation. 

« On était limités à une trentaine de bénévoles dans les entrepôts au lieu de 250, explique M. Fortier. C’est pour ça qu’on a opté pour cette formule. On a communiqué avec les gens pour planifier un rendez-vous. »

Environ 80 livraisons ont été effectuées par deux équipes pour dépanner les gens qui ne pouvaient pas se déplacer. 

Comme partout ailleurs, les bénévoles devaient porter des masques, cette année.

Et cette année particulière aura eu comme conséquence positive de développer de nouvelles méthodes de travail. « Est-ce que la livraison va revenir? Je crois que oui. Mais on ne fera plus de journées intenses comme on faisait de 2200 familles. C’est trop difficile physiquement et moralement. On se met beaucoup de pression dont on n’a pas nécessairement de besoin. On pourrait faire ce genre de distribution sur deux jours. Ça nous donnerait plus de latitude et on pourrait aider plus de gens », pense M. Fortier, ajoutant que cette méthode pourrait réduire le nombre de camions sur les routes. 

Autre changement, les produits périssables ont été mis de côté. « Ça prenait six ou sept bénévoles pour gérer seulement cette partie. On a donné une carte-cadeau aux gens, ils ont pu aller s’acheter à l’épicerie ce dont ils avaient besoin pour les Fêtes », rassure cependant le DG de la Fondation. 

Sans pouvoir donner de chiffre exact, M. Fortier pense « avoir tiré son épingle du jeu, malgré les circonstances ». 

Les dons en argent étaient préconisés cette année. Et la population a répondu à l’appel. « Quand on a les collectes de Jean-Charles Doyon et de Marc Nadeau, on a laissé des accroche-portes mentionnant qu’on ne voulait pas sortir les bénévoles sur le terrain pour leur sécurité. Ils ont bien répondu, donc ça va nous donner un bon boost pour commencer 2021 », assure-t-il, ajoutant que les gens ont aussi embarqué dans la Guignolée. 

« Avec la nourriture, parfois, on trouve des articles périmés, continue-t-il. Les bénévoles prennent donc du temps pour ouvrir la boîte, vider le contenu dans le compost et la mettre au recyclage. Avec des sous, on peut acheter ce dont on a besoin. »