Tout indique que la Fête du lac des Nations sera annulée.
Tout indique que la Fête du lac des Nations sera annulée.

La Fête du lac vraisemblablement annulée

La Fête du lac des Nations n’est pas encore annulée officiellement, mais le directeur général de l’événement, Jean-Pierre Beaudoin, admet qu’il semble peu probable que l’événement ait lieu. Il planche déjà sur un plan B. Quant au Sherblues, aux Concerts de la Cité et à la Fête nationale, des directives de la Ville de Sherbrooke et du gouvernement du Québec sont attendues avant de confirmer une annulation probable.

Jean-Pierre Beaudoin indique qu’une décision officielle sera prise dans les prochains jours par le conseil d’administration de la Fête du lac des Nations, mais il admet que les déclarations du premier ministre François Legault, selon lesquelles il est improbable que des festivals aient lieu cet été, laissent peu de doutes sur la suite des choses. « Pour nous, la priorité sera la santé et la sécurité de la population. Nous suivrons les consignes du premier ministre. Ce qu’il a dit mercredi était une surprise. Nous ferons une déclaration officielle dans les prochains jours. »

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Le Festival d’été de Québec annulé

La préparation de cette 39e édition de l’important festival sherbrookois avait cours depuis l’an dernier. « Nous sommes conscients qu’il y a pire que l’annulation d’un événement. Nous ne voulons surtout pas faire partie du problème. »

Un plan B est déjà envisagé, mais M. Beaudoin confirme que la Fête du lac ne peut pas être déplacée plus tard dans l’année. Elle devait se tenir du 14 au 19 juillet. Si c’est impossible, elle sera annulée, du moins pour l’événement dans sa forme habituelle. « Peut-être qu’il y a certains trucs créatifs que nous pourrons faire pour rester en contact avec la population et nous approcher du 40e qui nous attend l’an prochain. Peut-être que notre plan B pourra s’étaler sur une plus grande période dans l’été. »

Et déjà, on sait que la programmation, qui devait être annoncée par bribes à partir de la semaine prochaine, ne sera pas identique l’an prochain. « Pour notre 40e anniversaire, nous voulons un événement de grande envergure. »

Une annulation probable ne devrait par ailleurs pas plomber les finances de la Fête du lac des Nations de façon dramatique. « Nous avons une bonne santé financière. Nous sommes en discussions avec nos différents partenaires et les ministères. Ils continuent de soutenir la Fête. Si aucun programme du gouvernement ne vient en aide aux festivals annulés, les trois quarts ne survivront pas. Donc c’est sûr qu’il y aura de l’aide. Je ne suis pas inquiet. Mais les événements s’attendent à des consignes claires. Ça facilitera la gestion des contrats conclus avant la crise. »

Jean-Pierre Beaudoin

Pour M. Beaudoin, la décision d’annuler un événement doit se prendre au plus tard six ou huit semaines avant le début des festivités.

« On a besoin de réponses »

Suzanne-Marie Landry, directrice générale et artistique d’Animation Centre-Ville, se trouve au même point que la semaine dernière, alors qu’elle estimait qu’il serait préférable d’annuler le Sherblues, prévu du 8 au 12 juillet, et de reporter sa programmation à l’an prochain. Aucune décision officielle n’a toutefois été prise en l’absence de directives claires des autorités. La même réflexion est en cours pour les Concerts de la Cité et la Fête nationale.

« On attend les directives municipales et gouvernementales. Si on nous empêche de faire des événements, le choix sera évident. Si on nous permet de les faire, il faudra voir comment c’est possible. Nous sommes très tributaires des paliers de gouvernement. Nous ne voudrions pas prendre une décision trop hâtive. »

La possibilité de déplacer le Sherblues plus tard dans l’année n’est pas écartée, mais les chances sont minces, selon Mme Landry. « Il faudrait alors voir si les artistes sont disponibles. Ça prend du leadership politique pour nous orienter. Parce que de demander aux gens de garder deux mètres de distance dans un événement, ce serait impossible à gérer. Pour le moment, nous sommes dans le néant le plus complet. C’est principalement la Ville qui doit nous dire si on peut faire quelque chose. On a besoin de réponses. »

Suzanne-Marie Landry