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François Rancourt, sa conjointe Annik Giguère et leurs trois enfants Emma, Théo et Naomi se sont forgés de magnifiques souvenirs lors de ce périple hors de l'ordinaire.
François Rancourt, sa conjointe Annik Giguère et leurs trois enfants Emma, Théo et Naomi se sont forgés de magnifiques souvenirs lors de ce périple hors de l'ordinaire.

La famille Rancourt-Giguère de retour sur la terre ferme

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
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Après avoir passé deux ans en catamaran à sillonner les eaux du monde entier, François Rancourt, sa conjointe Annik Giguère et leurs trois enfants, Emma, Théo et Naomi ont finalement accosté pour la dernière fois jeudi soir, à Saint Augustine, en Floride.

« On passe vraiment à travers une gamme d’émotions partagées. On est contents d’être revenus sur la terre ferme, de retourner bientôt au Québec après six ans, de revenir voir nos proches, mais de laisser ce mode de vie là, ça nous fait un pincement au cœur », avoue François Rancourt qui, avant ce périple, avait passé quatre ans en Tunisie avec sa famille

Les Rancourt-Giguère ne seront toutefois pas de retour au Québec avant la mi-juin, ayant plusieurs choses à régler avant, à commencer par la sortie de l’eau du bateau. Affectueusement nommé L’Alchimiste, le catamaran a été mis en vente il y a plus d’un mois.

« On veut commencer par faire l’entretien, puis on espère conclure la transaction d’ici la fin du mois. On a énormément d’acheteurs potentiels », souligne M. Rancourt. En effet, le marché du catamaran en Floride est un peu comme le marché immobilier au Québec en ce moment, compare-t-il.

D’ailleurs, trouver une maison sera le premier défi important qui attend M. Rancourt et sa conjointe à leur retour, ayant vendu leur résidence de Wotton avant de partir en 2019.

« À distance, ce n’est déjà pas évident de faire une offre. Nous, en plus, on a la condition de vendre le bateau d’abord, donc dans les conditions actuelles du marché, on se ferait facilement dépasser par des acheteurs qui n’ont pas cette condition », croit M. Rancourt, qui vise Sherbrooke comme nouvelle ville d’accueil. 

Heureusement, le couple avait épargné des sous dans l’optique de ne pas travailler pendant l’aventure. Finalement, la COVID-19 ayant ralenti leurs déplacements et favoriser le télétravail, M. Rancourt a eu le temps de réaliser plusieurs mandats à distance en tant que consultant spécialisé dans la finance inclusive. 

« Je prévois rester consultant pendant quelque temps. Ça me procure une flexibilité intéressante pour notre retour en Estrie. Annik, elle, est en recherche active dans le domaine du travail social. »

Initialement, la famille avait prévu louer un véhicule récréatif pour revenir dans la Belle Province, mais le coût était exorbitant. Plusieurs autres options envisagées dépassaient largement le budget établi. 

« Finalement, la meilleure solution a été d’acheter une van au Québec et de la faire livrer à Saint Augustine », partage le voyageur, qui allait justement la récupérer peu de temps après l’entrevue téléphonique.

Les cinq membres de la famille ont désormais leur certification en plongée sous-marine. Ils se sont également procuré tous les équipements nécessaires. « La plongée fait partie de nos expériences les plus marquantes », affirme le père.

Retour à l’école

Emma, 15 ans, Théo, presque 13 ans, et Naomi, 11 ans, font l’école à la maison avec leur mère depuis plusieurs années. 

Les trois ont toutefois très hâte de découvrir la vie « normale » d’élève. Naomi fera sa sixième année à l’école de quartier, alors que les deux autres sont inscrits au Séminaire de Sherbrooke.

« Ils ont développé des habilités sociales assez importantes, de par la rapidité qu’ils ont créé des relations en voyage. Mais ces relations n’étaient jamais durables. Ce dont ils ont le plus hâte, c’est d’avoir des relations qui persistent, des liens qu’ils pourront établir et entretenir plus que deux semaines », indique leur père. 

Avec l’école à la maison, ils ont appris des notions théoriques, comme les autres élèves, mais leur bagage de connaissances et d’expériences va bien au-delà de la théorie. « Je pense qu’ils vont apporter beaucoup à leur classe grâce à leurs expériences », croit M. Rancourt. 

Et l’avenir?

La possibilité de refaire une expérience semblable n’est pas exclue. « N’ayant pas pu faire l’itinéraire qu’on voulait en raison de la pandémie, il n’est pas impossible qu’on se reprenne dans quelques années. Peut-être qu’Annik et moi, lorsque les enfants seront partis de la maison, déciderons de partir sur un autre trip… on verra. »

« On va commencer par revenir et être près de nos proches, profiter d’eux et des avantages d’être sur la terre ferme », mentionne François Rancourt, donnant en exemple l’accessibilité à la nourriture et aux produits, qui était beaucoup plus limité en bateau. 

Ce périple aura permis à la famille Rancourt-Giguère de connaître la liberté sur l’eau malgré les contraintes pandémiques, en plus de réaliser un grand rêve. 

« Je sais que plusieurs familles ont retardé ce genre d’aventure en raison de la pandémie. Je veux leur dire de ne pas faire une croix sur leur plan, car l’expérience en vaut tellement la peine », conclut le père de famille.

La famille Rancourt-Giguère vient de revenir sur la terre ferme après un voyage de deux ans autour du globe à bord de leur catamaran, L'Alchimiste.