Presque cinq ans plus tard, le sort du pont des Grandes-Fourches au centre-ville, qui doit être reconstruit, est toujours aussi incertain.

La facture du pont des Grandes-Fourches toujours en négociations

Presque cinq ans plus tard, le sort du pont des Grandes-Fourches au centre-ville, qui doit être reconstruit, est toujours aussi incertain.

Le nouveau ministre des Transports, André Fortin, doit venir à Sherbrooke prochainement, à l’invitation du ministre responsable de l’Estrie, Luc Fortin, pour constater l’ampleur du projet de déplacement de la structure et son impact sur la revitalisation du centre-ville.

« C’est un pont qui devait être refait en 2013 à l’origine, rappelle Luc Fortin. Ç’a été repoussé à cause des Jeux du Canada. Ceci étant dit, la structure est inspectée et vérifiée alors il n’y a pas de danger au moment où on se parle. Mais sa fin de vie utile approche et c’est pourquoi il faudra statuer rapidement sur ce dossier-là. »

Rappelons qu’en déplaçant la structure pour l’éloigner de la rivière Saint-François, plutôt que de reconstruire au même endroit, la facture grimperait à une trentaine de millions $. Or si le pont relève du ministère des Transports, le partage des coûts supplémentaires qu’engendre son déplacement fait l’objet d’une négociation entre la Ville de Sherbrooke et le gouvernement provincial.

Contrevérification

« Dans la dernière mouture du projet qui a été déposée par la Ville (sous l’administration de Bernard Sévigny), on demande une contribution beaucoup plus importante du gouvernement du Québec, dit M. Fortin. (...) On est maintenant à l’étape de contrevérifier les chiffres qui nous ont été fournis par la Ville pour déterminer le partage des coûts de ce projet, auquel tout le monde croit.

« J’ai demandé à ce qu’on puisse accélérer cette contre-vérification et qu’on puisse obtenir les chiffres du ministère des Transports », ajoute-t-il, en redisant combien la revitalisation du secteur est un projet porteur pour la ville.

Luc Fortin s’était entretenu il y a trois semaines avec le maire Steve Lussier qui s’était montré nettement moins catégorique sur ses intentions de garder le pont au même endroit. « Pour le moment, on regarde encore les deux options, avait dit M. Lussier. L’important, c’est que ça coûte le moins cher possible pour les citoyens. »