Le nombre d’appels n’augmente pas de façon fulgurante chez JEVI en décembre quand l’ambiance des Fêtes s’installe ni dans les deux semaines où l’on célèbre Noël et le Nouvel An. Mais le flot d’appels est loin de diminuer.
Le nombre d’appels n’augmente pas de façon fulgurante chez JEVI en décembre quand l’ambiance des Fêtes s’installe ni dans les deux semaines où l’on célèbre Noël et le Nouvel An. Mais le flot d’appels est loin de diminuer.

La détresse ne prend pas de pause à Noël

Dans le temps des Fêtes, on voit apparaître des photos de partys de bureau où tout le monde semble heureux et souriant. Des photos de fêtes de famille. D’arbres de Noël décorés avec soin. De maisons illuminées. De cadeaux sous le sapin ou de tours de lutins coquins. Toutefois, pour certaines personnes, ces activités des Fêtes n’apportent que du stress et du découragement. En effet, certaines personnes sont seules ou bien, si elles ont une famille, leur participation à ces activités semble bien plus pesante qu’agréable à leurs yeux.

« Les gens ressentent un déphasage par rapport à ce qui se vit autour d’eux et ça peut augmenter le niveau de détresse », indique Tania Boilard, directrice générale de JEVI, le centre de prévention du suicide en Estrie.

Le nombre d’appels n’augmente pas de façon fulgurante chez JEVI en décembre quand l’ambiance des Fêtes s’installe ni dans les deux semaines où l’on célèbre Noël et le Nouvel An. Mais le flot d’appels est loin de diminuer.

« La détresse se maintient durant cette période. Il y a plus d’appels liés à la solitude et au déphasage par rapport à l’ambiance générale », indique Mme Boilard.

Le temps des Fêtes est une période de réjouissances, de fêtes, de cadeaux, de pensées, de repas partagés en famille, de retrouvailles avec des gens qu’on ne voit pas souvent. Le temps de poser des questions aussi à ceux qui nous entourent.

« Le temps des Fêtes est donc une occasion propice pour s’informer de l’état d’esprit de ces gens qui nous entourent de près ou de loin », précise Tania Boilard.

En effet, sait-on réellement comment vont nos proches? Comment se portent ces personnes que l’on revoit pour la première fois depuis longtemps?

« Quand on sait qu’un de nos proches ne va pas bien, on doit faire un effort pour s’en soucier et pour le soutenir dans ces moments difficiles », indique-t-elle.

Si un proche présente clairement des signes de détresse, les gens ne doivent pas hésiter à intervenir.

« Même si c’est difficile, il faut oser poser la question : as-tu des pensées suicidaires? Et si on s’inquiète, il ne faut pas rester seul avec ça, il faut passer le relais à quelqu’un. Nos intervenantes sont là pour ça », indique Mme Boilard.

Le centre de prévention du suicide est ouvert toute l’année au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553).

Il y a aussi d’autres ressources, ajoute-t-on du côté du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Tout au long de l’année, il y a des gens qui se retrouvent en situation d’isolement et qui ont besoin de soutien. C’est encore plus vrai dans des périodes comme celle des Fêtes, qui est une période où il y a beaucoup de nostalgie », indique Line Cardinal, directrice des services généraux au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le service Info-social est disponible toute l’année, 24 heures par jour, en composant le 811, option 2.

En plus d’écouter les gens qui en ont besoin, on peut également les orienter vers des ressources du système de santé ou communautaire, en plus d’offrir des rendez-vous avec des travailleurs sociaux ou des psychologues dans les jours suivants.

« Quand il y a des situations de crise qui nécessitent une intervention immédiate, nous avons une équipe, Urgence détresse, qui se déplace directement chez les gens », ajoute Mme Cardinal.


En détresse? Besoin de parler?

JEVI : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553)
Info-social : 811, option 2
Les deux ressources sont ouvertes en tout temps sans exception