La détention pour une bagarre dans un bar

Une chicane dans un bar privera Kevin Lapointe-Paquette de sa liberté. Reste maintenant au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à déterminer si la détention sera purgée de façon consécutive ou les fins de semaine.

En mai 2018, l’individu de 24 ans avait plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves pour des gestes commis en octobre 2017. Lapointe-Paquette subissait, mardi, les observations sur la peine au palais de justice de Sherbrooke.

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Le 26 octobre 2017, Lapointe-Paquette, Éric Hayes et un autre individu se sont présentés au bar Amnésia de la rue Wellington Sud.

En fin de soirée, le trio a eu une dispute avec un autre individu qui a été filmée sur vidéo. La victime se trouvait avec un ami dans un bar. 

De façon gratuite, le trio dont faisait partie Lapointe-Paquette a porté plusieurs coups à la victime qui a subi notamment une lacération à la rate. Il a subi une fracture du nez et a dû manquer plus d’un mois de travail.

Hayes a frappé la victime au visage, mais Lapointe-Paquette a asséné plusieurs coups de pied.

« Ce ne sont pas des gestes que j’ai l’habitude de causer. J’avais consommé, j’avais bu. Je ne connaissais pas la victime. Je trouve ça ordinaire ce que j’ai fait. Je n’ai jamais eu l’intention de blesser une personne gravement. Je suis vraiment désolé », a exprimé Lapointe-Paquette.

À une réponse du tribunal concernant le fait que Hayes et lui étaient « des terreurs dans les bars », Lapointe-Paquette n’a pas nié.

« Quand je consommais, j’étais agressif », a reconnu Kevin Lapointe-Paquette.

Kevin Lapointe-Paquette a participé à un rapport presentenciel qui a été déposé dans le dossier de la Cour.

Kevin Lapointe-Paquette

L’individu de 24 ans jure qu’il ne consomme plus depuis octobre 2018. Il a même demandé des services en désintoxication.

Il affirme être abstinent des drogues dures depuis le mois d’octobre dernier. « Je ne vais plus dans les bars. Je me couche tôt. Je travaille tous les jours », affirme Lapointe-Paquette.

La procureure aux poursuites criminelles Me Veronique Gingras-Gauthier demande une peine de neuf mois de prison, alors que l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette réclame une peine de 90 jours discontinus avec 200 heures de travaux communautaires et un dédommagement de 1500 $ à la victime.

« J’aurais des excuses à faire à la victime. C’était gratuit. Il ne méritait pas ça du tout », a affirmé Kevin Lapointe-Paquette.

Le juge Chapdelaine rendra sa décision le 21 janvier prochain.

Éric Hayes avait été condamné à 15 mois de prison dans cette affaire, alors qu’aucune accusation n’a été portée contre l’autre individu.