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La Sherbrookoise Sylvie Duguay a été informée que son dossier a finalement été réglé et qu’elle n’aura pas à verser les 2000 $ que lui réclamait l’aide sociale.
La Sherbrookoise Sylvie Duguay a été informée que son dossier a finalement été réglé et qu’elle n’aura pas à verser les 2000 $ que lui réclamait l’aide sociale.

La dame confinée au N-B n’aura pas à payer les 2000 $

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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La Sherbrookoise qui avait été confinée au Nouveau-Brunswick le printemps dernier et de qui le système d’aide sociale réclamait près de 2000 $ ne sera pas obligée de payer cette somme.

Sylvie Duguay a été informée au cours des dernières heures que son dossier a finalement été réglé. Une « erreur administrative » serait à l’origine de l’imbroglio, a appris La Tribune.

« C’est un grand soulagement pour moi, lance la dame 62 ans. Je ne sais pas comment j’aurais pu faire pour payer cette somme. C’était une immense dette au-dessus de ma tête. »

« Combien de nuits d’insomnie et d’angoisse ai-je dû passer? Je ne savais plus comment m’en sortir. Je pleurais… »   

Sylvie Duguay est cette dame qui avait choisi d’aller visiter des membres de sa famille dans la province voisine. Constatant une certaine détresse sur le plan psychologique, son fils l’a convaincue d’aller le visiter quelques jours. Arrivée au Nouveau-Brunswick le 22 mars, elle a vu les frontières interprovinciales se fermer deux jours plus tard.

Son plan de revenir chez elle le 29 mars ne pouvait plus fonctionner étant donné que personne de son entourage ne pouvait se soumettre à la quarantaine de 14 jours imposée aux personnes revenant au Nouveau-Brunswick. Elle est restée bloquée onze semaines dans cette province maritime. Pour respecter les règles de l’aide sociale, étant donné qu’elle avait quitté le Québec plus de sept jours consécutifs ou plus de 15 jours cumulatifs dans un même mois, elle a avisé son agent à l’aide sociale pour lui expliquer la situation. On lui réclame alors 2000 $.


« Ce n’est pas drôle de devoir sortir sur la place publique de cette manière. »
Sylvie Duguay

La Tribune rapportait son histoire plus tôt cette semaine. « J’avais expliqué et écrit ma situation à plusieurs reprises aux personnes de l’aide sociale. Il a fallu que ça sorte dans les médias pour faire avancer les choses. Pourtant, c’est la même histoire », se désole-t-elle.

« Ce n’est pas drôle de devoir sortir sur la place publique de cette manière. Je ne vis pas sur l’aide sociale par choix. Ma santé ne me permet pas de travailler. »

Rappelons que c’est l’organisme Action Plus qui avait tiré la sonnette d’alarme. Pour sa directrice, Geneviève Bouchard, la sortie médiatique pour dénoncer ce « non-sens » a pesé lourd dans la balance. « La dette de Mme Duguay sera effacée, explique-t-elle. Nous attendons une lettre pour confirmer la décision. »

« La sortie médiatique semble avoir fait bouger les choses. Il faut le dire quand les médias aident. C’est important. »

Mme Duguay tient du même coup à remercier Action Plus pour son dévouement dans cette tourmente. « Sans eux, on n’en serait pas là… »

« Mme Bouchard me disait tout le temps qu’on allait s’en sortir. »