Le directeur général de la CSRS, Christian Provencher, le président Gilles Normand, Carl Mercier, directeur général adjoint à l’administration et Lisa Rodrigue, directrice adjointe aux affaires éducatives.

La CSRS dévoile son plan vers la réussite

SHERBROOKE — Un an après son adoption, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a fait une présentation publique de son Plan d’engagement vers la réussite (PEVR).

Le plan avait été adopté en décembre dernier, mais il devait d’abord être soumis au ministère de l’Éducation avant de faire l’objet d’une présentation publique.

Le PEVR fixe des cibles et des objectifs à atteindre au 30 juin 2022. À partir de ce plan, les écoles doivent produire un document dans lequel on retrouve le projet éducatif, qui doit le plus possible se coller aux objectifs du plan. Les écoles ont jusqu’en juin 2019 pour les déposer, explique Lisa Rodrigue, directrice adjointe aux affaires éducatives à la CSRS.

Le président de la CSRS, Gilles Normand, précise que l’organisation n’est plus dans le mode de planification stratégique. Le modèle a été modifié avec le projet de loi 105. 

L’éventail de cibles est large : elles touchent autant le préscolaire que la formation professionnelle.

Le plan s’attarde notamment aux élèves dont la moyenne oscille entre 55 % et 66 %. On a ciblé ces élèves (...) comme étant les plus vulnérables au décrochage scolaire. C’est eux sur lesquels on va mettre un drapeau rouge, pour s’assurer qu’ils reçoivent un support adéquat. On sait que ce sont eux qui sont le plus à risque de décrochage », explique Carl Mercier, directeur général adjoint à l’administration à la CSRS. « On veut préparer les jeunes du préscolaire pour rentrer au primaire le plus solide possible », note aussi Mme Rodrigue. 

Les défis du plein emploi

En formation professionnelle, par exemple, la CSRS souhaite augmenter de 20 % le nombre d’inscriptions auprès des jeunes de moins de 20 ans. Elle comptabilise actuellement environ 414 inscriptions, selon les données de l’année scolaire 2016-2017. On note une légère baisse ces dernières années. Le plein emploi pose actuellement un défi supplémentaire pour le recrutement d’élèves en formation professionnelle, commente Carl Mercier.

« Ça fait en sorte que les gens ont l’occasion d’avoir un emploi même s’ils n’ont pas de diplôme, donc il faut travailler avec les entreprises afin de s’assurer que non seulement les gens aient un emploi, mais qu’en plus ils ont un diplôme. À ce moment-là, c’est gagnant autant pour l’entreprise que l’élève. » 

« Il y a un morceau qui est important : c’est la vision que l’on se donne comme organisation, parce qu’on parle d’une vision axée sur les approches collaboratives et inclusives et toute la culture d’amélioration continue. C’est dans cet esprit-là qu’on veut réaliser notre plan d’engagement vers la réussite », commente le directeur général de la CSRS, Christian Provencher. En 2022, quand on va regarder ce qu’on a fait, ce qu’on veut être capable de voir, c’est une organisation qui va s’être démarquée par l’expertise et l’engagement de son personnel, sa culture collaborative et d’amélioration continue, pour faire en sorte que chaque jour, on va soutenir la réussite des élèves. » La CSRS souhaite se baser sur les meilleures pratiques, notamment celles mises en place par son personnel, pour améliorer plusieurs aspects, dont la diplomation.

Le plan est disponible en ligne sur le site de la CSRS.