Certaines écoles secondaires de la CSRS sont à l’étroit : c’est le cas du Triolet, qui peut accueillir jusqu’à 2100 élèves, et c’est aussi le cas à Mitchell.

La CSRS à court d’espace

Exclusif / La hausse d’élèves attendue au secondaire force la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) à revoir ses espaces disponibles. Même si toutes les options sont encore sur la table, l’organisation évalue la possibilité de demander la construction d’une nouvelle école secondaire. La dernière inauguration d’une école secondaire remonte à celle du Triolet, en 1977.

Certaines écoles secondaires de la CSRS sont à l’étroit : c’est le cas du Triolet, qui peut accueillir jusqu’à 2100 élèves, et c’est aussi le cas à Mitchell. 

Selon les dernières données obtenues par l’organisation, 1421 élèves de plus sont attendus au secondaire au cours des 10 prochaines années, et la CSRS dénombre 843 places manquantes.

La hausse d’effectif au secondaire se fera sentir dans l’ensemble de la province. Au Québec, les dernières prévisions montraient une augmentation de 70 000 élèves au secondaire jusqu’en 2029. Le creux de la vague des élèves au secondaire est survenu en 2016-2017.

Ces dernières années, la hausse d’élèves s’est fait sentir au primaire, si bien que trois nouvelles écoles primaires ont vu le jour. L’école La Croisée, située au coin de la rue Matisse et du boulevard René-Lévesque, accueillera ses premiers élèves le 28 août. Les écoles du Boisé-Fabi et des Aventuriers ont quant à elles été inaugurées en 2015. Ces écoles feront éventuellement gonfler le nombre d’élèves au secondaire. La planification d’une école secondaire dans le secteur du boulevard René-Lévesque a d’ailleurs été évoquée. Il s’agit cependant de l’un des nombreux scénarios, parmi plusieurs autres, qui ont été avancés.

Rappelons que la CSRS a aussi dû procéder à plusieurs agrandissements d’écoles au fil des ans.

En entrevue en mars dernier, le directeur des ressources humaines Daniel Samson faisait valoir que l’on ressent maintenant les impacts des mesures mises en place pour favoriser la natalité il y a quelques années. 

Différents scénarios

Directeur général adjoint à l’administration de la CSRS, Carl Mercier explique que différents scénarios sont sur la table : agrandissements, réaménagement des espaces, demande de nouvelle construction, etc. « Tout est sur la table », insiste-t-il.

Différents facteurs pourraient influencer le cours du dossier. C’est notamment le cas du possible agrandissement et réaménagement du Centre 24-Juin, un projet évalué à quelque 67 M$. 

Si la CSRS pouvait aller de l’avant avec ce projet, illustre M. Mercier, elle pourrait du même coup récupérer des espaces au Triolet. L’école secondaire compte des locaux qui sont sous la gouverne de 24-Juin. « Le pavillon des techniques industrielles occupe une portion des locaux du Triolet », précise-t-il. 

La CSRS a obtenu une somme d’environ 2 M$ de Québec au début de l’été afin de faire l’étude du projet. « La première étape ne garantit pas les deux autres », note Carl Mercier, qui se montre optimiste pour la suite des choses. Il rappelle qu’en période de plein emploi, les travailleurs formés au centre s’avèrent une bonne façon de combler des besoins en main-d’œuvre.

Autre considération : même s’il reste parfois de l’espace physique disponible dans un établissement, c’est la formation des groupes qui pose certaines contraintes. 

La commission scolaire doit travailler en amont, compte tenu des délais possibles.  

Si l’organisation opte pour une demande de nouvelle construction, il peut s’écouler environ deux ans, voire plus, avant qu’elle obtienne le feu vert, si elle l’obtient. La tenue d’élections provinciales le 1er octobre risque aussi d’influencer les délais. 

L’école du Triolet est le plus récent établissement de la CSRS. L’institution a été inaugurée en 1977, mais ses origines remontent aux années 1960, indique le livre Histoire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke. 

La CSRS doit revoir certains dossiers

 La CSRS avait déposé une demande au ministère de l’Éducation pour un projet de construction de 14 classes, évalué à environ 9 M$. Cette nouvelle construction aurait du même coup remplacé le projet d’agrandissement de l’école primaire 

Jean-XXIII, qui avait déjà obtenu le feu vert de Québec.

La commission scolaire avait aussi présenté cette candidature au Lab-École, mais le comité n’a pas retenu ce dossier.

L’organisation devra se pencher la suite des choses pour l’école D, dans le contexte où elle doit revoir ses espaces disponibles. 

Elle avait aussi fait une demande de gymnase pour les écoles primaires Sylvestre et des Avenues, ce qui aurait permis d’aller chercher plus d’espace, mais cela ne lui a pas été accordé. Même chose pour l’agrandissement de l’école Hélène-Boullé.

La CSRS a toutefois obtenu le feu vert pour l’agrandissement de l’école Desjardins et de la Source-Vive à Ascot Corner, un projet qu’elle avait placé en priorité. Elle a aussi reçu une somme de 2 M$ pour l’étude de l’agrandissement et du réaménagement du Centre 24-Juin. « On est très content de ce qu’on a reçu », note Carl Mercier, directeur général adjoint à la CSRS, en rappelant qu’il s’agit d’une somme d’environ 9,7 M$ pour ces trois projets. Ces investissements avaient fait l’objet d’annonces en début d’été. 

L’organisation souhaite agrandir et réaménager son Centre de formation professionnelle 24-Juin en deux phases. L’ensemble du projet est estimé à quelque 67 M$. Elle avait planché sur un projet d’agrandissement du centre il y a quelques années, mais celui-ci avait été écarté faute de financement.