La Croix-Rouge a installé un hôpital de campagne de 40 lits à l’intérieur de l’aréna Jacques-Lemaire, dans l’arrondissement LaSalle, afin d’accueillir des patients en cas de débordements. « Au début de la pandémie, c’était une possibilité. Notre hôpital de campagne est encore là, et il y a toujours des patients à l’intérieur », souligne le vice-président Québec de la Croix-Rouge, Pascal Mathieu.
La Croix-Rouge a installé un hôpital de campagne de 40 lits à l’intérieur de l’aréna Jacques-Lemaire, dans l’arrondissement LaSalle, afin d’accueillir des patients en cas de débordements. « Au début de la pandémie, c’était une possibilité. Notre hôpital de campagne est encore là, et il y a toujours des patients à l’intérieur », souligne le vice-président Québec de la Croix-Rouge, Pascal Mathieu.

La Croix-Rouge en renfort sur plusieurs fronts

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
« Quand le CIUSSS de l’Ouest-de l’île-de-Montréal a été confronté à une situation très grave à la Résidence Heron, il a été débordé. La Croix-Rouge canadienne a été invitée à faire partie d’une réunion de crise. Le gouvernement du Québec nous a demandé ce qu’on pouvait faire pour le CHSLD Heron, et quels autres services on pouvait offrir au Québec », souligne Pascal Mathieu, vice-président Québec pour la Croix-Rouge canadienne.

La Croix-Rouge canadienne a l’habitude de donner un coup de main partout dans le monde, là où des crises surgissent, afin d’aider les êtres humains à les surmonter le plus rapidement et le de la façon la plus sécuritaire possible. 

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Au Canada, ils répondent ainsi à l’appel lors d’incendies, d’inondations ou d’autres désastres. Personne à la Croix-Rouge n’a été surpris que le gouvernement québécois fasse appel à l’organisme dans un contexte de pandémie. « C’est la nature des services dont le gouvernement avait besoin qui était surprenante. Dans ce contexte, nous pouvions offrir trois types de services », souligne M. Mathieu.

D’abord, la Croix-Rouge compte sur les services de quelques experts en prévention et contrôle des infections, dont fait partie Patrick Raymond (voir autre texte). Ceux-ci sont tout de suite partis dans les zones les plus chaudes de Montréal afin de mettre leur expertise à profit afin de freiner la propagation de la maladie.

 « Nous avons aussi offert de l’équipement. Entre autres, nous avons monté notre hôpital de campagne de 40 lits à l’intérieur d’un aréna de l’arrondissement LaSalle afin qu’il soit prêt si l’hôpital à côté venait à déborder. Au début de la pandémie, c’était une possibilité. Notre hôpital de campagne est encore là, et il y a toujours des patients à l’intérieur », souligne le vice-président Québec de la Croix-Rouge.

Formation

Finalement, la Croix-Rouge pouvait aussi offrir de la formation. « Beaucoup de gens arrivaient dans le réseau de la santé par le biais de l’initiative Je contribue, mais plusieurs d’entre eux n’avaient aucune formation. On a pu rapidement monter une formation de quelques heures pour leur apprendre les mesures de précaution de base dans un CHSLD en plus de leur donner quelques indications pour qu’ils ne se sentent pas trop perdus en arrivant dans le CHSLD », soutient Pascal Mathieu.

« On travaille aussi avec le ministère sur d’autres formations qu’on pourrait donner pour aider les gens dans le réseau », ajoute-t-il.

Pour trouver son personnel, la Croix-Rouge a fait appel à ses nombreux collaborateurs qui font régulièrement des contrats pour l’organisme, tant pour des missions à l’étranger que pour de la formation. Et ils ont découvert une petite mine d’or de personnel qualifié pour venir les aider : des Néo-Canadiens qui sont diplômés de médecine ailleurs dans le monde mais dont le diplôme n’est toujours pas reconnu au Québec – il s’agit d’un laborieux processus que les immigrants n’amorcent pas tous.

« Pour travailler avec nous, le diplôme n’est pas nécessaire pour aller travailler comme experts en prévention des infections dans les CHSLD, car ils n’ont pas de contacts avec les patients. Nous les avons aussi jumelés à notre personnel d’expérience, comme Patrick Raymond par exemple. Il y a des gens extrêmement qualifiés avec nous, dont certains ne pensaient plus travailler dans ce domaine. Ils nous ont été d’une aide précieuse », se réjouit Pascal Mathieu.