La cour municipale, actuellement située au sous-sol de l’hôtel de ville, déménagera au 400, rue Marquette, en 2021.
La cour municipale, actuellement située au sous-sol de l’hôtel de ville, déménagera au 400, rue Marquette, en 2021.

La cour municipale déménagera au 400 rue Marquette

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La cour municipale quittera l’hôtel de ville de Sherbrooke pour s’établir au 400, rue Marquette, l’ancien poste de police qui accueille déjà Espace-inc. La transformation de l’édifice coûtera environ 2,5 M$ et devrait être terminée en 2021.

La Ville envisageait de déménager la cour municipale dans un bâtiment qui ne lui appartenait pas et avait déjà réservé 155 000 $ pour les frais de location et d’entretien ménager de nouveaux locaux. Cette somme sera plutôt consacrée à la préparation des plans et devis qui mèneront à une demande budgétaire de 2,5 M$ au plan triennal d’immobilisation 2021-2023.

Selon les élus, des espaces trop restreints et des problèmes de sécurité, entre autres, sont à l’origine de cette demande de déménagement. 

On note par exemple un achalandage moyen de 900 personnes par semaine, ce qui résulte en un déficit de places de stationnement et en l’émission de constats d’infraction à des usagers de la cour municipale parce qu’ils sont stationnés illégalement. L’accessibilité universelle n’est pas respectée non plus. 

La Ville ajoute que les espaces de travail sont mal configurés, ce qui entraîne entre autres une absence de confidentialité pour les citoyens.

On ajoute que la réceptionniste de l’hôtel de ville doit parfois composer avec la clientèle qui se rend à la cour municipale, ce qui augmente inutilement sa charge de travail. 

« Ça faisait longtemps qu’on était à l’étroit au sous-sol de l’hôtel de ville. Nous avons une occasion intéressante au 400, rue Marquette. Le tout se fera au cours des prochains mois. C’est une bonne nouvelle pour le Service des affaires juridiques et pour les avocats qui ont à y siéger. C’est une façon intéressante de rentabiliser un de nos bâtiments municipaux », commente Danielle Berthold, présidente du comité de la sécurité publique. 

« Il faut dire que ce n’est pas un caprice. Nos installations n’étaient plus conformes. C’est une proposition qui avait été amenée par Pierre Avard au conseil », a ajouté Marc Denault.

Évelyne Beaudin, loin de dire que cette dépense est injustifiée, aurait quand même souhaité qu’on retarde la relocalisation de la cour municipale. La location de locaux dans l’édifice Hooper, le déménagement du garage municipal et l’aménagement d’un plateau de loisirs à Rock Forest, sans compter les grands projets au centre-ville, sont les dépenses évoquées par la conseillère pour inviter ses collègues à la modération. « Si on ne veut pas se retrouver avec une dette incontrôlable, il faut remettre en question nos projets majeurs et se positionner. Il faut tous les mettre devant nous et mettre des priorités. » 

Le maire Steve Lussier dit partager les inquiétudes de Mme Beaudin. « Il y avait des questions de sécurité pour plusieurs employés. Avec le comité exécutif, nous sommes allés sur place et nous avions une sensibilité pour la sécurité. »

Dans ses critères pour trouver une nouvelle adresse pour la cour municipale, la Ville cherchait des locaux au rez-de-chaussée surveillés par des caméras. Ils devaient être accessibles par le transport en commun et le transport actif et disposer de 50 espaces de stationnement pour les employés et les usagers.

La cour municipale compte neuf employées permanentes et traite environ 85 000 constats d’infraction annuellement, en plus de 545 dossiers civils. Trois employées permanentes sont pour leur part attitrées à la perception civile pour traiter 2000 dossiers annuellement. S’ajoutent un agent de sécurité et un juge, ce dernier étant nommé par le gouvernement.