Deux nouveaux jumelés sont en construction le long de la rue Émile-Chartier, dans le projet Place de la source.
Deux nouveaux jumelés sont en construction le long de la rue Émile-Chartier, dans le projet Place de la source.

La construction reprend sur le site de l’ancien Relais Saint-François

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Plus d’un an après la conclusion de la saga entourant les anciens terrains du Relais Saint-François, le long de l’autoroute 410, des travaux de construction sont lancés pour redonner vie à Place de la source. Les fondations de deux jumelés ont été coulées le long de la rue Émile-Chartier pour donner le coup d’envoi à un projet de 21 M$ qui devrait compter 70 résidences d’ici deux ans.

Guy Laroche, propriétaire des terrains avec son frère Ghislain, confirme que le projet est relancé et que les démarches sont amorcées pour trouver des acheteurs pour les futures maisons. Pour le moment, les terrains en construction sont situés près du rond-point, soit derrière l’église Saint-Charles-Garnier. 

« La Ville ne nous permet pas de bâtir plus près de l’autoroute parce que nous devons présenter des études avec un ingénieur acousticien. Les maisons qui seront construites le long de l’autoroute agiront comme des boucliers pour le son. Le nerf de la guerre pour le projet, c’est de couper le son de l’autoroute », explique Guy Laroche, aussi propriétaire de GG Laroche Excavation. 

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Rappelons que les frères Laroche sont devenus propriétaires des terrains longeant la rue Émile-Chartier alors qu’ils étaient des créanciers de l’ancien promoteur, Gestion immobilière Santi, une entreprise présidée par Marc Bougie. Ils ont acheté la propriété à la suite d’une vente sous contrôle de justice à l’été 2019 et ont décidé de relancer un projet semblable à celui élaboré par le propriétaire précédent. 

Si les acheteurs des maisons construites par le promoteur précédent se sont sentis floués alors qu’ils ont dû assumer des comptes impayés du promoteur, Guy Laroche assure que le risque est inexistant dans la nouvelle mouture de Place de la source. 

« Je fais bâtir les maisons moi-même par Martin Ouimette Construction et je les revends ensuite. Il y aura une garantie de maison neuve. Il y aura beaucoup de maisons de ville, des triplex, des quadruplex. Nous espérons atteindre 70 unités d’ici environ deux ans, si les ventes vont bien. Les premiers jumelés devraient être prêts en mars. »


« Durant les deux semaines d’excavation, beaucoup de gens ont tourné autour des terrains. Il y avait un intérêt. »
Guy Laroche

Les maisons seront financées directement à travers l’entreprise des frères Laroche. « Nous ne sommes aucunement associés à M. Bougie », assure Guy Laroche, qui ne craint pas que l’histoire récente du terrain nuise aux ventes. 

« Durant les deux semaines d’excavation, beaucoup de gens ont tourné autour des terrains. Il y avait un intérêt. Ce sera proche de tout et nous planterons des arbres assez gros dans l’îlot central. Ce sera un quartier où il fera bon vivre. Ce ne sera pas un éléphant blanc. »

Le coût des maisons devrait varier entre 260 000 $ et 350 000 $. L’architecture devrait être d’inspiration scandinave. 

Une attention particulière au bruit

La conseillère Évelyne Beaudin se réjouit de la seconde vie accordée à Place de la source. « Il faudra qu’on agisse en prévention pour les nuisances par le bruit. C’est une excellente nouvelle pour le secteur. Ça permettra de tourner une page sur une histoire qui n’était pas très rose. Le Relais Saint-François avait été laissé à l’abandon et après, des acheteurs ont perdu beaucoup d’argent. J’espère que cette fois-ci est la bonne. »

Mme Beaudin qualifie d’ingénieuse l’idée de couper le son de l’autoroute avec des bâtiments, mais il faudra aussi s’intéresser au son dans tout le quartier de Saint-Charles-Garnier, dit-elle. Elle préparait déjà une vidéo sur le dossier pour inviter le ministère des Transports à s’intéresser à l’impact sonore de l’autoroute dans ce secteur. « Les nouveaux bâtiments ne règleront pas le bruit déjà présent sur les rues Monseigneur-Moisan et Auguste-Dubuc. La 410 a été prolongée jusqu’à Lennoxville. Un pôle commercial suprarégional a été construit à côté du quartier. Les nuisances par le bruit ont augmenté. Il pourrait être intéressant de s’arrimer avec le promoteur pour coordonner nos actions. »