La consommation détournée de médicaments d'ordonnance par les ados inquiète

La consommation détournée de médicaments d'ordonnance par les adolescents inquiète. Un adolescent sur huit a admis avoir pris des médicaments pour se droguer, a dévoilé l'Ordre des pharmaciens du Québec.
La très grande majorité de ces médicaments, 70 pour cent, a été trouvée à la maison, selon les données rendues publiques lundi. L'Ordre des pharmaciens souhaite sensibiliser les parents et les adultes qui vivent avec des adolescents à placer leurs médicaments en sûreté afin qu'ils ne soient pas accessibles.
Parce qu'ils sont prescrits par des professionnels de la santé, les jeunes qui consomment des médicaments croient à tort que les risques sont moindres. Certains n'hésitent pas à combiner des médicaments entre eux ou avec de l'alcool, à la recherche de sensations.
La surdose de médicaments et une consommation pour un usage non indiqué peut se traduire par des problèmes de santé sérieux pouvant conduire jusqu'au décès.
La directrice générale de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Manon Lambert, affirme qu'un nombre grandissant de jeunes utilisent des médicaments à des fins non médicales.
Le docteur Martin Laliberté, président de l'Association canadienne des centres antipoison, renchérit en osant même parler d'une «épidémie silencieuse».
La campagne «Votre ordonnance, sa dépendance» propose des conseils pour les adultes qui doivent consommer des médicaments et présente aussi des témoignages écrits par des jeunes reconnaissant une dépendance aux médicaments.