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La réunion du comité de sécurité public qui visait la destitution d’une de ses membres a été annulée.
La réunion du comité de sécurité public qui visait la destitution d’une de ses membres a été annulée.

La «complotiste» du comité de sécurité publique a démissionné

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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La femme qualifiée de « complotiste » qui siégeait au comité de sécurité publique à la Ville de Sherbrooke a démissionné. La Ville a donc annulé la séance extraordinaire du comité, prévue mardi soir, pour évaluer la possibilité de la destituer. Celle-ci devait être rencontrée à 16 h par la présidente Danielle Berthold et le vice-président Vincent Boutin.

Le directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS), Danny McConnell, avait indiqué lundi qu’à la suite d’une enquête administrative, « rien ne laisse croire que [la citoyenne] ait eu accès à de l’information privilégiée, que ce soit pour la surveillance de quartier ou pour la sécurité publique. »

Danielle Berthold précise qu’une convocation officielle avait été envoyée à la citoyenne lundi pour qu’elle puisse s’expliquer. « Elle n’était coupable de rien, jusqu’à preuve du contraire. Nous devions lui laisser la possibilité de s’expliquer. Ce matin (mardi), elle a envoyé un courriel pour dire qu’elle ne participerait pas à la rencontre prévue en après-midi et elle a démissionné. »

Selon Mme Berthold, une destitution aurait été une première pour un comité auquel elle siège. « C’est beaucoup de pression pour les citoyens. Les bénévoles, ça ne court pas les rues. Il fallait faire les choses dans l’ordre. Maintenant, ce sera à l’arrondissement concerné de voir s’il délègue un autre citoyen ou si le siège demeure vacant jusqu’aux élections. »

Vérifications

La présidente du comité de sécurité publique précise qu’une vérification avait été faite en 2019, avant la nomination de la citoyenne. « Je ne sais pas si on avait vérifié ses publications Facebook à ce moment-là. Ensuite, j’étais inquiète, mais il n’y avait pas eu de dérapages. Une personne peut être antimasques. C’est par la suite que ça s’est dégradé. »

Selon elle, son comité, et la Ville par conséquent, sera plus vigilant. « C’est certain qu’on va se demander comment ne pas se retrouver dans une situation semblable. J’ai l’impression que ce sera à l’ordre du jour du prochain comité de sécurité publique. Il faut s’interroger parce qu’on est en 2021 et il faut évoluer avec ce qui nous entoure. »

La citoyenne ne fait l’objet d’aucune plainte provenant de la Ville.

Selon Radio-Canada, la femme aurait publié sur Facebook une photo montrant une intervention policière coiffée du titre « Les NAZIS occupent le territoire ». 

D’autres commentaires du même type auraient été publiés depuis le début de la pandémie. Son compte Facebook a été désactivé.