Au nom de la Coalition de citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, Robert Bellefleur, Richard Poirier et Gilles Fluet revendiquent une cour de triage sécuritaire, cette fois au parc industriel de Lac-Mégantic, pour laquelle ils souhaiteraient un appui de Tafisa Canada

La Coalition pour la sécurité ferroviaire revendique toujours une commission d’enquête publique

LAC-MÉGANTIC – Pour la Coalition de citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, c’est à Nantes, près des rails d’où est parti le train fou au début de la nuit du 6 juillet 2013 que s’impose la commémoration de la tragédie. C’est aussi une occasion de revendiquer des mesures d’amélioration de la sécurité sur les rails de la région et empêcher qu’une nouvelle tragédie comme celle de 2013 ne se produise à nouveau.

Membres actifs de la Coalition, Richard Poirier et Gilles Fluet étaient au côté du porte-parole Robert Bellefleur samedi matin pour revendique la tenue d’une commission d’enquête publique pour faire toute la lumière sur les événements de 2013.

« Nous récidivons pour une troisième fois depuis 2013, en cette journée du 6 juillet, pour exiger du premier ministre Trudeau et du ministre Garneau que l’on cesse de stationner et de faire du triage en haut de la pente de Nantes et de Vachon, à Frontenac. C’est la cause première de la catastrophe du 6 juillet 2013. Si un train n’avait pas été stationné à Nantes, avec une locomotive défectueuse le soir du 5 juillet 2013, il n’y aurait pas eu de tragédie à Lac-Mégantic cette nuit-là! » s’est offusqué M. Bellefleur.

« Pourquoi six ans plus tard stationne-t-on encore des trains à Nantes et Vachon? Pourquoi planifie-t-on, sur la future voie de contournement, de faire du triage et du stationnement à Nantes et Vachon? La réponse est simple : c’est la preuve qu’on n’a tiré aucune leçon de cette catastrophe. C’est la preuve que l’enquête sur cette tragédie a été bâclée. Transports Canada n’a jamais cherché à comprendre les vraies causes de la tragédie. C’est aussi pourquoi les Méganticois réclament toujours une commission d’enquête publique sur ces événements. »

Richard Poirier trouve inadmissible que soit paralysé la procédure qui mènerait à l’obtention de réponses claires aux questions importantes dans ce dossier. Il décrie le manque de volonté des élus de tous les paliers et en appelle au soutien de la direction de Tafisa Canada.

« Je me souviens que Tafisa Canada a demandé le rétablissement de la voie ferrée au centre-ville, peu de temps après le déraillement tragique. On tient à retourner la cour de triage près de son principal client, Tafisa Canada. On aimerait que son président, M. Brassard, nous appuie pour l’obtention du projet dans le parc industriel. »