Dans une décision rendue le 1er novembre dernier, la CMQ a statué que le maire sortant Bernard Sévigny n’avait contrevenu à aucune disposition du code de déontologie et d’éthique des élus dans le dossier Well Inc.

La CMQ va « réviser » ses pratiques

La Commission municipale du Québec (CMQ) a indiqué mercredi qu’elle allait « réviser » ses pratiques de communication afin que ses décisions soient transmises plus rapidement aux destinataires tout en préservant le caractère confidentiel de celles-ci.

Vivement critiquée pour la lenteur avec laquelle elle a rendu publique sa décision de blanchir le maire Bernard Sévigny à la suite d’une plainte déposée par le conseiller Jean-François Rouleau, la CMQ a annoncé qu’elle allait revoir ses façons de faire.

Lire aussi: Sévigny blanchi... après les élections

« Nous allons effectivement réviser nos moyens de communication, a précisé à La Tribune Céline Lahaie, secrétaire à la Commission municipale du Québec. Nous voulons trouver le moyen qui sera le plus rapide tout en préservant la confidentialité de nos décisions », a-t-elle ajouté.

Celle-ci n’a pas précisé les moyens qu’entend prendre la CMQ afin de corriger ses pratiques.

Dans une décision rendue le 1er novembre dernier, la CMQ a statué que le maire sortant Bernard Sévigny n’avait contrevenu à aucune disposition du code de déontologie et d’éthique des élus dans le dossier Well Inc. Selon la CMQ, la plainte du conseiller Rouleau était « manifestement mal fondée ».

Or, la décision de la CMQ n’a été rendue publique que le 6 novembre, soit au lendemain du scrutin municipal, qui s’est soldé par la défaite de Bernard Sévigny au profit de Steve Lussier.

Outre l’entourage de Bernard Sévigny, plusieurs observateurs ont en outre critiqué le fait que la Commission municipale du Québec achemine encore aujourd’hui ses décisions par la poste plutôt que par voie électronique.

La CMQ avait invoqué la nécessité de préserver le caractère confidentiel de ses décisions dans le fait de transmettre celles-ci par la poste.