Avec le vieillissement de la population qui s’accentue constamment, la lutte contre les mauvais traitements faits aux aînés doit être menée sur plusieurs fronts.

La chaire de recherche en maltraitance des aînés reconduite

Avec le vieillissement de la population qui s’accentue constamment, la lutte contre les mauvais traitements faits aux aînés doit être menée sur plusieurs fronts.

Le gouvernement du Québec accorde une aide financière d’un million de dollars à la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées de l’Université de Sherbrooke. Cela représente une somme de 200 000 $ par année, sur une période de cinq ans.

L’aide a été annoncée par la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l’intimidation, Francine Charbonneau.

La titulaire Marie Beaulieu, chercheuse, s’est réjouie de cette annonce espérée qui permet à son équipe de poursuivre ses travaux. «Depuis la naissance de la chaire, une quarantaine de projets ont été lancés et une trentaine ont été réalisés», lance-t-elle.

«Nous faisons nos recherches près des milieux de pratique de nos partenaires et nous voulons influencer les pratiques dans les milieux.»

La Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées a été créée en 2010. Elle est financée par le Secrétariat aux aînés du ministère de la Famille.

Elle vise à accroître les connaissances sur la prévention, le dépistage et les interventions qui permettent de contrer la maltraitance envers les personnes aînées. Elle est appelée à jouer un rôle phare dans la modification de la réponse donnée à la maltraitance envers les personnes aînées au Québec. Ses résultats permettront de guider des améliorations dans les interventions auprès des aînés, note-t-on.

La pertinence d’une telle chaire semble évidente, ajoute Mme Beaulieu. Au bout de ces 12 ans de recherche, on aura examiné une grande partie des aspects du phénomène de la maltraitance chez les aînés.

«On ne fait que commencer à connaître l’ampleur du phénomène, dit-elle. La population vieillit de plus en plus. En 2030, on évalue que 25 pour cent de la population aura 65 ans et plus. Ça fait beaucoup de personnes exposées à la maltraitance.»

L’équipe de Mme Beaulieu compte une quinzaine de personnes, dont des étudiants.