Bruno Vachon et Geneviève Hébert se sont réunis afin d’annoncer un investissement dans le programme « coexistence travail-études » du Cégep de Sherbrooke.

La CAQ soutient la « coexistence travail-études »

Si la Coalition avenir Québec (CAQ) est portée au pouvoir, un financement serait accordé au Cégep de Sherbrooke afin que l’institution scolaire puisse poursuivre son travail dans le programme « coexistence travail-études ». Un investissement de 340 000 $ la première année et de 140 000 $ pour les années à venir a été proposé au Cégep.

Les candidats de la CAQ dans Saint-François et dans Sherbrooke, Geneviève Hébert et Bruno Vachon, se sont réunis jeudi matin afin de faire cette annonce. « Le but est de diplômer des jeunes, de les garder à l’emploi, mais de les garder aussi à l’école et de les amener à avoir un diplôme, explique Bruno Vachon. De rendre une structure suffisamment souple pour l’entrepreneur et pour l’étudiant. »

Ce programme existe déjà au Cégep de Sherbrooke, mais n’est pas assez subventionné, selon la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger. Récemment, dans les pages de La Tribune, celle-ci disait espérer 150 000 $ afin de financer ce programme. L’argent sert surtout aux ressources professorales, qui recrutent et forment les étudiants, font des liens avec les partenaires et s’assurent que tout fonctionne bien.

Geneviève Hébert salue l’initiative qu’avait prise le Cégep de Sherbrooke il y a déjà quelques années. « C’est un programme qui a été développé par la directrice générale et son équipe à même leurs fonds. Ils ont gratté leurs fonds de tiroirs. Ils ont réussi à faire ce programme, l’ont présenté au gouvernement il y a plusieurs années. Ils le mènent, mais dans quelques programmes [techniques] et à la pièce. Ils aimeraient l’étendre à toutes les formations techniques. »

Un autre programme gouvernemental allant dans le même sens existe selon Bruno Vachon, mais celui du Cégep de Sherbrooke aurait ses avantages. « Un programme financé existe présentement. C’est un peu sur le même modèle. Le programme alternance travail-étude a ses limites, car les étudiants quittent pour aller sur le marché du travail et ne reviennent pas à l’école. Ils ne terminent pas leurs études, n’obtiennent pas leurs diplômes », analyse le candidat de la CAQ.

Pour M. Vachon, cet investissement pourrait régler quelques problèmes du même coup. « On parle de pénurie de main-d’œuvre tous les jours, on a une solution très peu coûteuse incluant nos jeunes étudiants », complète Bruno Vachon, ajoutant que cette solution règlerait des problèmes de décrochage scolaire et de diplomation.

Besoin criant

Pour Marie-France Bélanger, le programme mérite d’être renouvelé. « De notre point de vue, le programme est rendu à une certaine maturité. Nous sommes à une étape de faire une version 2.0, donc d’améliorer la formule. Beaucoup d’avantages sont perçus par tout le monde. Ça a un puissant impact sur la motivation des élèves. Pour les entreprises, ça leur permet de préparer la relève, de recruter et d’évaluer de nouveaux employés. C’est gagnant sur toute la ligne, tant qu’on est soutenus. Ça prend de l’aide », résume-t-elle.